Le blog du NPA82

Contre les réactionnaires en campagne, pour les droits des femmes

Contre les réactionnaires en campagne, pour les droits des femmes

Un 8 mars de grève, de lutte !

Des attaques de toutes parts contre les droits des femmes

Des promesses et pas grand-chose au final pour les droits des femmes, voilà ce que l’on pourra retenir du quinquennat Hollande. Le gouvernement a reculé face aux réactionnaires (PMA, ABC de l’égalité), les objectifs de nombre de places pour la petite enfance (pourtant encore très insuffisants) ne seront pas atteints, les attaques contre la santé n’ont pas cessé et les Centres IVG ainsi que les maternités ont continué de fermer.

La droite et les réactionnaires sont à l’offensive. Quand on écoute Fillon sur l’IVG ou son programme de destruction massive des services publics, on ne peut qu’être gravement inquietE des conséquences sur les femmes en tant que salariées et en tant qu’usagères. D’autant plus que l’extrême droite n’est pas en reste, ni sur l’IVG, ni sur un salaire maternel pour pousser les femmes à rester à la maison. A gauche, on n’est pas très bien lotiEs non plus : Mélenchon se prononce pour l’interdiction de la burqa ou la pénalisation des clients des prostituées et tient des propos pour le moins discutables sur l’avortement et la construction du genre.

Des réponses féministes, massives et internationales !

En grève pour l’égalité salariale en Islande à l’automne dernier ou en Pologne en réponse aux tentatives de criminaliser l’avortement, manifestant contre les violences dans toutes l’Amérique latine, contre Trump au lendemain de son investiture en janvier… les femmes ont montré leur capacité à se mobiliser massivement partout dans le monde, à rassemblement largement et à faire reculer les gouvernements.

C’est dans ce contexte qu’a été lancé l’appel des femmes argentines de Ni Una Menos pour une grève internationale le 8 mars pour protester contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes, y compris la violence économique. Il est aujourd’hui repris dans plus de 40 pays ! En France, syndicats, associations féministes et partis politiques appellent à la grève pour la première fois depuis bien longtemps.

Cette grève nous permet de renouer le lien avec celles du début du XXe siècle : grève des travailleuses du textile à New York pour de meilleures conditions de travail, contre la répression et pour le droit de vote, Journée internationale des femmes travailleuses organisée par la Conférence International des Femmes et, en 1917, manifestations de milliers de femmes, d’ouvrières et d’épouses de soldats russes, le 8 mars, pour réclamer la paix et le pain. Ces manifestations ont été un des déclencheurs de  l’insurrection qui a renversé le régime tsariste. 100 ans après, la grève reste notre arme pour montrer notre force parce que ce système ne peut fonctionner sans notre travail salarié et encore moins sans le travail gratuit réalisé essentiellement par les femmes et nécessaire à l’entretien des travailleurs/euses.

Défendre des revendications pour toutes les femmes

Les violences contre les femmes ont de nombreuses facettes : la violence domestique, mais aussi la violence du marché, de la dette, des relations de propriété capitaliste et de l’État, la violence des politiques discriminatoires contre les femmes lesbiennes, trans et queer,  les violences contre les migrantEs, les violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, et la violence institutionnelle contre le corps des femmes par la restriction de l’accès à l’avortement aux soins, à la contraception, gratuitement.

Bien que l’élection présidentielle soit à l’opposé de notre façon de faire de la politique, nous comptons malgré tout l’utiliser à travers la candidature de Philippe Poutou pour défendre les idées et revendications portées par le NPA : la réduction massive du temps de travail, l’égalité salariale, la régularisation de touTEs les sans-papiers, des moyens pour accueillir les femmes victimes de violence, la liberté de circulation et d’installation, des services publics de qualité, des centre IVG et des maternités à la hauteur de besoins, une éducation non sexiste…

Nos revendications sont nombreuses, urgentes et indispensables. Nos mobilisations doivent être massives, internationalistes et subversives !

 

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