Le blog du NPA82

4éme forum social des quartiers populaires 2011: s’unir ou subir

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Appel : 2012, pour un printemps des quartiers populaires !

Chacun le sait... ceux qui vivent dans les quartiers populaires, les femmes et les hommes, issus de l’immigration ou pas, souvent musulmans, noirs ou roms, sont soumis à la ségrégation, au chômage, au racisme, et au contrôle policier au faciès – et ne trouvent dans les institutions et la vie politique aucun moyen d’exprimer leurs attentes et aspirations. Les oppressions et les résistances qui se tissent dans les banlieues sont traitées en termes de problème sécuritaire ou de réactivation de l’« identité nationale » – les musulmans d’aujourd’hui étant de plus en plus stigmatisés comme les juifs d’hier.

Quel journaliste, quel discours politique voudra prendre à bras le corps ces questions et dénoncer l’islamophobie sur les plateaux de télévision, faire le bilan de toutes les lois répressives contre l’immigration ? Qui confrontera les lectures sectaires de la laïcité et leurs projets liberticides à l’expérience quotidienne de leurs victimes et aux fondements juridiques des droits ? Si la nécessité de combattre le racisme est évoquée, pour faire pièce à Marine Le Pen ou à Nicolas Sarkozy, rien n’est fait pour que la lutte contre la ségrégation urbaine, les discriminations raciales et la précarité, soit un axe fondamental de réponse aux exigences portées par les révoltes de 2005 dans les quartiers populaires.

La misère et les inégalités s’élargissent avec les crises financières et les pseudo-plans de « sauvetage » détruisant sur leur passage emplois et acquis sociaux ; les États renflouent les banques mais veulent supprimer les services publics et rendre les populations coupables et comptables de la crise ; le fossé se creuse entre les minorités privilégiées et la grande masse des populations de plus en plus précarisées, pendant que les puissances impériales poursuivent leur déploiement militaire, semant partout la désolation et la guerre.
Pour notre part, puisant notre énergie et notre inspiration dans la révolte des quartiers en 2005, dans les luttes pour l’égalité réelle, dans l’élan révolutionnaire des peuples du monde arabe et la lutte du peuple palestinien pour ses droits, dans les mobilisations exemplaires en Afrique, à Mayotte et celles des « Indignés » de la Grèce aux États-Unis, de l’Espagne au Chili, nous refusons de n’imaginer le futur que sous la forme d’une droite libérale, sécuritaire et raciste ou sous celle d’une gauche gestionnaire d’un ordre admis. Nous sommes convaincus qu’existent des alternatives au désastre. Tout un monde d’oppression n’en finit pas de s’écrouler sous nos yeux qui appelle des solutions radicales qui doivent s’imposer dans les débats et accompagner les prochaines présidentielles.

Nous sommes un regroupement de militants et de personnalités de gauche, d’associations des quartiers, d’organisations politiques ou syndicales antiracistes et décoloniales, déterminés à forcer le débat notamment durant la campagne présidentielle. Nous voulons aider à l’action et l’expression des populations exclues de tels débats, femmes et hommes, et porter quatre préoccupations :
- contre le racisme, en premier lieu, le racisme d’État, l’islamophobie, la surexploitation, le harcèlement et l’expulsion des sans-papiers; contre les inégalités, la ségrégation urbaine – en nous revendiquant des droits égalitaires ;
- contre les violences institutionnelles de la police, de la justice, et, de l’école au Pôle Emploi, pour l’invention d’institutions démocratiques au service de toutes et tous ;
- contre les politiques libérales porteuses de la crise économique, en défense des droits sociaux fondamentaux ;
- contre les rapports de domination internationaux et néocoloniaux, en particulier en Palestine et en Afrique ou dans les DOM-TOM, en soutien aux exigences portées par les processus révolutionnaires en cours.

Liste des signataires de l’appel sur www.npa.2009.org

Quartiers populaires : émancipation politique et clientélisme

Dès sa création en février 2009, le NPA a déclaré prioritaire son intervention dans les quartiers populaires (QP). Mais qu’est-ce qui pousse notre parti à adopter une politique volontariste visant à réinvestir politiquement ces quartiers délaissés par les organisations de gauche depuis plus de 30 ans ? Et que devons-nous faire concrètement pour les reconquérir ?

S’il y a une priorité d’implantation pour un parti révolutionnaire dans un pays capitaliste postcolonial, c’est bien dans les QP. La population des QP (véritable prolétariat au sens actuel) est le sujet principal du nouveau processus de travail (modèle néolibéral), précarité/flexibilité du travail, pénibilité, mobilité/immigration, paupérisation, déqualification, chômage… Cette population n’est pas située à la périphérie du système mais elle en est le cœur, la figure de l’exploitation capitaliste au xxie siècle. Il faut donc arrêter de parler des désastres dans les QP comme seuls héritages du colonialisme ou de l’urbanisme des années 1960 ou encore les divers retraits des services publics.

Comme parti révolutionnaire anticapitaliste, on ne peut imaginer une révolution sans les plus exploités. Que serait la Révolution française sans la détermination des sans-culotte, ou la Révolution zapatiste sans la mobilisation des paysans sans terre ?

Reconstruire le lien avec les QP est un impératif.

Les militantEs ayant dynamisé le mouvement révolutionnaire de Mai 68 ont fait leurs « armes » pendant la guerre d’Algérie aux côtés du FLN et par la suite aux côtés du MTA.

La marche pour l’égalité de 1983 avait été portée conjointement par les mouvements de jeunes issus de l’immigration et par les partis d’extrême gauche. Mais si lors de « la révolte des banlieues » en 2005, les partis d’extrême gauche (LCR en tête) ont mobilisé leurs forces pour dénoncer un couvre-feu qui rappelait les pires heures de l’histoire française, nous devons reconnaître que l’extrême gauche était coupée des jeunes insurgés.
Même ceux qui pourtant n’avaient pas traité les jeunes de délinquants, ont été réduits à quémander l’autorisation à l’État, de protester contre son décret d’urgence. Le décalage est flagrant. Comme si nous n’appartenions pas au même mouvement. À la même qualité prolétarienne. Que par principe nous nous considérions comme extérieurs et d’une autre nature que ces prolétaires. Cela ne peut être résumé au seul fait que nous n’avions pas su créer les liens. C’est plus profond.

Par chance, aujourd’hui les luttes pour les droits des sans-papiers ou contre le racisme sont encore portées par les militants de la gauche radicale. Mais les défaites et les trahisons des années Mitterrand les ont atteints aussi lourdement et avec les mêmes logiques de récupérations et de compromissions.

Les QP comme « lieu où ça se passe »

Les QP concentrent les réalités de l’islamophobie ambiante. C’est là où elles sont mises en scène par le pouvoir et la propagande médiatique. Ce territoire concentre les peurs et les dangers de notre société. Les étrangers et les nationaux musulmans, les Africains, les jeunes… figurent l’image de l’ennemi intérieur, telle qu’elle est fabriquée (depuis des décennies). La santé financière d’une association ne doit plus dépendre de sa docilité à l’égard du pouvoir local, mais doit correspondre à son utilité et à l’intérêt qu’elle représente pour les habitants. Il faudra exiger que le fonctionnement des commissions d’attribution de subventions ne soit plus « opaque » et que l’attribution de subventions se fasse en corrélation avec les besoins des populations et dans le sens d’un réel développement social des QP. (Il faudra approfondir cette question à partir de propositions concrètes pour que s’instaure un véritable contrôle des processus d’attribution des subventions). Le statut des travailleurs sociaux doit aussi être examiné pour que ces derniers puissent travailler dans la sérénité et élaborer des projets sur le long terme.
Nous devons trouver les points de convergence entre les classes populaires des quartiers populaires majoritairement issus de l’immigration postcoloniale et les classes populaires héritières de la culture ouvrière, en démontrant que contrairement au racisme pragmatique de l’UMP et au paternalisme pathologique du PS, nous sommes convaincus que les intérêts des uns et des autres sont les mêmes et nous refusons de les opposer comme le font les autres apprentis sorciers du populisme actuel.

Les QP doivent devenir le centre pratique de l’activité internationaliste anti-impérialiste du parti. Comme nous l’avons souligné, la population des QP est la figure de la classe mondiale. Ce n’est pas la simple résultante de ses racines mais la conséquence mécanique des formes de son exploitation à l’époque du néolibéralisme.
En 1968, les révolutionnaires scandaient « le Vietnam est dans nos usines » et au plus fort de la lutte en 1970-1971 ils ont transformé ce mot d’ordre en « la Palestine est dans chacun de nos ateliers »...

Nous devons arriver à transformer la situation pour que cette conscience se dise au grand jour : « la révolution palestinienne est dans chacun de nos quartiers »… Pour nous, la lutte anti-impérialiste, la lutte contre les agressions militaires des populations du Sud, le soutien aux forces de gauche des révolutions arabes doivent passer par les QP !

Les QP doivent devenir pour notre parti la pointe avancée de la résistance contre les politiques répressives et racistes de l’État.

Une seule lutte !

D’un point de vue militant, comment ne pas considérer les oppressions spécifiques et croisées subies par les habitants des QP comme des manifestations de l’oppression et de l’exploitation globale générée par le système capitaliste, et que, là, elles y sont accrues ?
Comment alors ne pas considérer a priori ces populations comme parmi les plus susceptibles de s’engager radicalement contre l’injustice du système capitaliste dont elles subissent les conséquences (et ce, alors même qu’elles sont cantonnées en zone de relégation pour constituer la variable d’ajustement) ?

L’analogie construite politiquement par les dominants entre QP et système carcéral au moyen de la ghettoïsation.

L’action du parti doit intégrer plusieurs données capables d’ouvrir des connexions :
- on ne peut avoir une conscience de l’affrontement réel à notre époque sans une compréhension de la répression quotidienne de ces quartiers et de l’apartheid qui est pratiqué non seulement par la police mais par tous les appareils et services de l’État (sociaux, éducatifs, santé…).

- on ne doit pas rabaisser ni mépriser la politisation réelle des QP. Car de l’expérience directe découle une conscience des réalités de l’État policier. Quand un gamin écrit « nique la police » il écrit avec d’autres mots notre ancien : « à bas l’État policier ». Et Henri Lefebvre le rappelait après 1968 : « ce slogan venait de leur expérience, de leur expérience avec les flics, qui contrôlaient l’espace, l’espace de l’université, des faubourgs et des baraquements qui entouraient le campus de Nanterre ». Comme « nique la police » vient de l’expérience des QP.
- La résistance des populations des QP trouve directement en face d’elle la police, la justice et la prison.
Police et justice empreintes de l’idéologie d’apartheid et de contrôle répressif des populations en provenance des QP.

L’emprisonnement dessine une partie de l’horizon de ces populations… sans parler les mesures de probation et de restriction des libertés qui criminalisent de larges secteurs des QP.

Fadela et Jean-Marc

Villiers-le-Bel
Pour Moushin : la mort à 15 ans
Pour Abderhamane : 15 ans de privation de vie

Le 21 octobre dernier, le verdict du procès en appel des cinq co-accusés de Villiers-le-Bel est tombé : les peines les plus dures, celles qui frappaient Aderhamane et son frère Adama ont été confirmées. Les parties civiles ont pu s’estimer « satisfaites » de leurs condamnations à quinze et douze ans de prison pour « tentatives de meurtre en bande organisée contre des forces de l’ordre, détention et port d’armes ». Le titre du livre publié aux éditions Syllepse par le collectif Angles morts, Vengeance d’État, se trouvait pleinement justifié.
Après la mort de Lakhamy et Moushin, deux ados de 16 et 15 ans, victimes du « parechocage », cette méthode d’interpellation à la far-west permettant de faire passer des meurtres pour de malheureux accidents de la circulation, les habitants des cités environnantes se révoltent plusieurs nuits durant, le déni de la nature politique de leur colère partagée s’exprime fortement dans les imprécations contre la « voyoucratie ». Ceux qui voudront suivre le fil conduisant à travers les méandres d’une enquête et de procès arrangés, dans des conditions à proprement parler révoltantes (avec, notamment, appel aux témoignages anonymes), à une réitération d’un verdict inique se référeront à l’ouvrage cité plus haut. Au-delà de la mise en évidence de la connivence des instruments d’un État répressif (police et justice, mais en réalité police partout, justice nulle part), ce que nous retiendrons, c’est donc le caractère indissociable du racisme d’État et des politiques d’oppression sociale et, par suite, ce désir de vengeance témoignant de la haine et de la peur ressenties par les dominants à l’égard des dominés et de ceux qui incarnent à leurs yeux ces classes dangereuses, clairement « racialisées » dans leur esprit. Haine et peur, car ils savent bien qu’à tout moment, même s’ils ne savent pas quand – ce qui doit être stressant – les dominés peuvent se redresser pour leur foutre sur la gueule. Et cela, quoi qu’ils en disent, c’est politique ! Et c’est de cela que nous sommes solidaires.

Interview de Salah Amokrane

Peux-tu te présenter ?
Je suis actuellement un des animateurs du FSQP, et président de l’association FSQP. J’ai été conseiller municipal de Toulouse, dans l’opposition de 2001 à 2008, après avoir conduit la liste des Motivé-e-s en 2001. Avec le MIB, Divercités, les Motivé-e-s, ont fait partie des fondateurs du FSQP, en 2006. La décision de converger vers un espace commun était en germe depuis plusieurs années entre ces acteurs, mais il faut bien dire que les révoltes de 2005 ont précipité le processus, avec un objectif affiché d’instituer un rendez-vous annuel des quartiers populaires et de tisser un réseau national « FSQP » permettant l’émergence d’une parole commune issue de nos quartiers et cités populaires, qui puissent en toute autonomie faire ses bilans face aux politiques qui s’y mènent et répondre aux besoins des quartiers. Notre démarche s’inscrit dans la filiation des expériences collectives et associatives issues des luttes de l’immigration et des banlieues, menées depuis plus de 25 ans, par des militantEs pour la plupart issuEs de ces quartiers.

Quel bilan tirez-vous des précédents FSQP ?
Le premier FSQP s’est tenu en 2007 à Saint-Denis, les suivants à Nanterre en 2008, et à Montpellier en 2009... Il n’y a pas eu de forum en 2010. Le travail du FSQP ne se limite évidemment pas à l’organisation de ces événements. Il s’agit aussi bien sûr d’accompagner la mise en place d’un réseau de militantEs des quartiers, qui prennent leurs responsabilités et qui s’engagent sur la nécessité de faire émerger un espace politique autonome. Outre le fait que de nombreuses thématiques ont été traitées et débattues (renouvellement urbain, justice, lutte contre les discriminations, islamophobie, police, justice, rapport aux forces politiques...). Le constat a été fait d’une dégradation sociale sans précédent et du sentiment que la relégation démocratique s’est accrue dans les quartiers populaires.
L’élément central à mettre au bilan de ces forums, est l’accord sur la nécessité de la création d’un mouvement politique autonome des quartiers. La décision de constituer ce mouvement a été acté en 2009 lors du FSQP à Montpellier. La nécessité de la création de ce mouvement ne constitue aucunement un repli, mais bien une affirmation de la nécessité de faire de la question des quartiers un enjeu politique majeur, une question politique centrale. C’est de cette manière que nous affirmons notre refus de voir l’assignation des mouvements issus des quartiers et de l’immigration à une position de contestation vaine et infantile qui a pour but de décrédibiliser et d’étouffer toute initiative politique qui pourrait émerger.

Quels sont les objectifs du forum de 2011 ?
Nous avons clairement choisi de concentrer les rencontres autour de notre bilan de la politique de la ville, mais aussi de la nécessité d’un état des lieux des forces militantes issues des quartiers de l’immigration, et enfin sur la question des convergences possibles pour faire des quartiers une priorité politique. La nécessité de tirer notre bilan de la politique de la ville et de ces derniers avatars autour de la rénovation urbaine est impérieuse. En effet, c’est depuis 30 ans par le biais de ces politiques spécifiques que sont traités les quartiers et leurs habitants. Mais les grands absents de la prise de décisions restent les principaux concernés : les habitants des quartiers populaires. La constante reste un déni de démocratie et un clientélisme politique mortifère pour nos mouvements. Ce bilan, nous pouvons le tirer à partir de notre expérience et de notre vécu, mais les mouvements et associations dans les quartiers peuvent tracer les perspectives d’une prise de parole publique sur ces politiques et faire des propositions pour que cela change. Contrairement à l’idée répandue, les quartiers ne sont pas des déserts politiques et sont riches de mobilisations collectives, d’expériences militantes. Nous voulons que ce FSQP soit un lieu de débat entre acteurs des quartiers et de l’immigration, pour se poser la question ensemble, des possibilités mais aussi des freins à la mise en œuvre d’une démarche politique autonome qui puissent occuper un espace significatif dans le champ politique. La plupart des acteurs en présence appellent de leurs vœux l’existence d’une telle force, nous devons alors nous poser la question des conditions nécessaires à cette convergence. Ce débat pourra d’ailleurs se prolonger lors des troisième rencontres nationales des luttes de l’immigration qui se tiendront du 25 au 27 novembre à Créteil.

Sur quelles perspectives communes pourrait-on se retrouver ?
Si nous nous retrouvons régulièrement sur le terrain à l’occasion de certaines luttes ou mobilisations sociales, sur le plan politique les choses sont plus complexes. Par exemple dans la perspective des élections de 2012, il semble bien qu’encore une fois, derrière les questions d’insécurité, et de façon plus nouvelle, derrière la question de la laïcité, c’est sur le dos des quartiers et des banlieues que va se faire une bonne part de la prochaine campagne. Il apparaît que la nouvelle figure dangereuse, l’épouvantail, après celle ressassée de l’Arabe, soit celle du musulman. Et il est préoccupant qu’une bonne partie de la gauche aujourd’hui, y compris celle censée représenter la rupture avec le capitalisme, et là aussi sous couvert de défense de la laïcité, se complait dans des ambiguïtés qui nous semblent douteuses. Ces difficultés nous les rencontrons aussi avec d’autres forces de gauche. En effet, je pense que la nécessité telle que nous l’affirmons d’une expression politique autonome n’est pas toujours acceptée et en tous cas rarement soutenue dans sa globalité. Déjà dans les années 1980, la gauche et l’extrême gauche n’ont pas soutenu l’émergence d’une force politique autonome. Malgré les craintes et les réticences de certains, il faut affirmer la nécessité d’une expression politique autonome de mouvements issus des quartiers populaires. Aujourd’hui plus que jamais, c’est de l’intérêt de tous qu’existe un tel mouvement, incommode, contestataire... mais absolument nécessaire. Je pense pourtant que les échanges et rapports seraient différents dans une perspective d’échange d’égal à égal. Cette édition du FSQP, ouverte à tous, sera aussi l’occasion d’en débattre.

Propos recueillis par Miguel Ségui

Programme du forum

Vendredi 11 novembre

14 heures : s’organiser dans les quartiers, une histoire politique spécifique.
Avec Khemissi Djataou (Mouvement des travailleurs arabes), Tarek Kawtari (Comité contre la double peine au Mouvement de l’immigration et des banlieues, Île-de-France), Pierre-Didier Tchétché Apéa (Agora à Divercité, Lyon), Salah Amokrane (Tactikcollectif et Motivé-e-s, Toulouse) et Abdelaziz Chaambi ((Union des jeunes musulmans au Collectif des musulmans de France).

18 heures : la politique de la ville : un déni de démocratie ?
Genèse et bilan de la politique de la ville : Pierre-Didier Tchétché Apéa & Yves Mena.
Justice pour le Petit-Bard (Montpellier) : l’exemple d’une lutte locale qui s’est muée en mouvement politique : Khalid Elhout, Hamza Aarab.
Collectif de femmes « Quelques-unes d’entre nous » : le rôle des habitantes dans leur quartier : Zouina Meddour.

Samedi 12 novembre

11 heures : organisations politiques, collectifs, associations issues de l’immigration et/ou des quartiers populaires : état des lieux.
Intervenants : Émergence, PIR, ATMF, FTCR, AC le Feu, MIB, Bouge qui bouge, Divercité, Motivé-e-s...

15 heures : quelles convergences pour faire des quartiers une priorité politique ?

20 heures : Soirée culturelle (Amphi X)
Théâtre : Et puis nous passions le pantalon français..., lecture
par le collectif « Quelques-unes d’entre nous ».
Concert : Mohamed Bhar.
Danse hiphop : « Disparu(s) » par la compagnie NO MaD.


Pour se rendre au forum : Université de Saint-Denis, amphi D, 2 rue Guynemer, Saint-Denis (M° ou Bus : arrêt Saint-Denis Université). Entrée libre.

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