Le blog du NPA82

CONCERT EXCEPTIONNEL, au profit de Pas Sans Toit et RESF

CONCERT EXCEPTIONNEL

au profit de Pas Sans Toit et RESF

Samedi 30 juin 2012 à 17h

salle de Saint-Caprais

82230 La Salvetat-Belmontet


Orchestre à cordes DIVERTIMIENTO

Conservatoire de Montauban


 

Lu dans la Dépêche.fr

Montauban. Le parcours du combattant des demandeurs d'asile

association montalbanaise d'aide aux réfugiés

Philippe Sage, Joëlle Greder, Tran thi le Xuan, Marie Claude Bouyssier et Sylvie Bernabet. / Photo DDM

Philippe Sage, Joëlle Greder, Tran thi le Xuan, Marie Claude Bouyssier et Sylvie Bernabet. / Photo DDM


L'association AMAR, « Pas sans toit » et le Réseau éducatif sans frontière (RESF), se sont rassemblés hier à l'occasion de la « semaine des réfugiés » pour parler de l'accueil des demandeurs d'asile. Une ancienne expatriée vietnamienne, Tran thi le Xuan, était présente à cette conférence pour évoquer son parcours lors de son arrivée en France le 25 septembre 1997. Grâce à l'association AMAR, elle a pu obtenir le statut de demandeur d'asile, être scolarisée, logée puis accompagnée dans sa recherche d'emploi. Lorsqu'elle évoque cette histoire, c'est non sans une teinte d'humour qu'elle déclare ; « c'est pour ça que je me demande encore aujourd'hui si le père noël existe ! ». Mariée et mère d'une petite fille de 3 ans, elle travaille désormais dans un restaurant depuis 11 ans et a obtenu la nationalité française dès sa majorité.

Le droit à la scolarité

Malheureusement tous les demandeurs d'asile n'ont pas cette chance. Obtenir ce droit est loin d'être chose aisée. Effectivement, plus de la moitié des personnes qui arrivent en France aujourd'hui sont déboutées. Or ils se retrouvent dans une situation administrative que Philippe Sage, de l'association Pas sans toit, qualifie d'inextricable : « pour la plupart, les autorités refusent de les régulariser mais ils ne sont pas expulsables, donc ils sont en l'air, sans rien pour les aider, les loger, les nourrir ». Pourtant ce ne sont pas les demandeurs qui manquent : on en compte 321 accueillis dans le Tarn-et-Garonne en 2 011 contre 268 en 2009. Ainsi l'association loge 8 familles non sans difficultés de financement.

Le Réseau Éducatif Sans Frontière, chargé d'accompagner les familles dans leur démarche, souligne l'importance de la scolarisation des enfants dans leur processus d'intégration, notamment pour l'apprentissage de la langue française.

« Mme Barège refuse d'inscrire dans les écoles de la ville les enfants dont les familles sont en attente du droit d'asile. C'est pourtant contraire à la convention internationale des droits des enfants de 1989 » s'insurge Marie Claude Bouyssi membre du RESF82.

Droits de l'homme et posture municipale

Ainsi les familles se voient contraintes à réclamer une inscription provisoire auprès des directeurs et directrices d'écoles, donnant le droit d'assister au cours mais pas de manger à la cantine avec leurs camarades ou encore de bénéficier des services de la garderie. Les enfants se retrouvent alors discriminés, stigmatisés et les familles en complète déshérence. « Mme Barège prend ce droit mais elle ne l'a pas » rajoute M-C Bouyssi devant ce refus incompréhensif.

Ce contexte étouffant met bien en exergue l'injustice à laquelle sont confrontés les demandeurs d'asile qui se retrouveraient complètement démunis et sans soutien si des associations comme celles citées précédemment n'étaient pas là pour les accompagner. La situation ne peut pas demeurer telle qu'elle.

Sollicitée pour une réaction, la mairie n'a pas souhaité répondre à notre requête


L'Amar : 25 ans aux côtés des réfugiés

Depuis 25 ans, l'Association Montalbanaise d'Aide aux Réfugiés (AMAR), accompagne les réfugiés dans leurs démarches d'insertion. Lors de la dernière assemblée générale Joëlle Greder a rendu hommage à Dominique Drouot, décédé en 2011 : « Il fut président durant 9 ans et a contribué à la création du projet associatif de l'AMAR basé sur des valeurs de justice, de laïcité, de solidarité ».

La présentation du bilan financier fut l'occasion de faire le point sur les difficultés rencontrées en 2011 qui ont entraîné la fermeture de deux services dont la plate-forme d'accueil pour les primo arrivants (2 licenciements) et l'arrêt du CIRVI destiné à améliorer la prise en charge des vieux émigrants (1 licenciement). En outre « la mairie nous doit les subventions votées en 2009 et 2010, soit 9 000 €, au titre de la politique de la ville. Elle refuse de scolariser les enfants en maternelle et se montre réticente à leur accueil en primaire ».

«Presonne ne choisit de devenir réfugié»

Mais 2011 fut aussi l'année de la réalisation d'une vidéo de 50 minutes sur le thème du vivre ensemble où 48 Montalbanais témoignent de leur parcours d'immigré. Une première projection publique aura lieu à la rentrée. L'AMAR travaille en réseau avec plusieurs associations qui défendent le droit d'asile.

A noter l'augmentation à Montauban de 20 % des demandeurs d'asile qui ont fui la guerre : «Personne ne choisit de devenir un réfugié », insiste-t-on à l'Amar. Ainsi l'association souhaiterait dépendre du ministère des affaires sociales et non du ministère de l'intérieur ce qui serait un signe fort de changement de politique en matière d'immigration.

Contact : AMAR - 24 rue Caussat à Montauban

Tél. 05 63 22 17 00

 

Publié le 21/06/2012 09:08

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