Le blog du NPA82

L’année 2011 de la Campagne BDS contre l’apartheid israélien.

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Encore une belle année de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions contre l’apartheid israélien, toujours en expansion, six ans après l’appel à la solidarité lancé en ce sens par la société palestinienne, pour faire pression sur israel afin que soient respectés les droits des Palestiniens : droit à leur terre, droit d’y rentrer pour les réfugiés, et droit d’y être traités comme les autres.

Si le boycott économique a atteint un rythme de croisière, avec des cibles comme Carrefour, Ahava, Soda Stream ou Agrexco / Mehadrin, et quelques belles victoires (la mise en liquidation d’Agrexco en septembre, cible unitaire européenne), c’est dans le domaine du boycott culturel que la quantité d’actions et de succès en un an est impressionnante. Même en France, où c’est la première année qu’il est véritablement mis en œuvre, ce sont 4 artistes qui annulent leurs concerts prévus en israel. Le boycott universitaire rencontre plus d’obstacles, en particulier en France. On notera quand même l’immense geste de l’Université de Johannesburg, la première université au monde à rompre toutes relations avec israel.

Les désinvestissements et sanctions, qui sont moins l’œuvre de simples militants, connaissent aussi une progression constante, avec de véritables gifles infligées à Véolia ou Alstom, et la montée en puissance des campagnes contre KKL d’une part et pour un embargo sur les armes d’autre part.

Bravo à touTEs, et continuons comme ça !

 

La Campagne BDS France

 

 

========================= Boycott économique

 

En France, on observe toujours de nombreuses actions, devant les supermarchés Carrefour, les magasins Darty, Sephora/Ahava etc., mais aussi contre le salon du Tourisme (en mars), contre Soda Stream au salon Marjolaine (en novembre)… Elles sont de plus en plus festives, accompagnées de chansons, flashmobs ou slams. Enfin, des plaintes sont aussi déposées contre Agrexco et Darty.

Une grande conférence européenne contre Agrexo est organisée à Montpellier les 4 et 5 juin. En septembre, Agrexco est en liquidation et une entreprise irlandaise renonce à le racheter, sous pression de BDS. Une nouvelle coalition se met en place contre Mehadrin et de premières actions ont déjà lieu en novembre !

En février, Sephora retire ses produits Ahava à Mulhouse. En juillet, les supermarchés suédois Coop arrêtent de vendre des produits Soda Stream. En septembre, le magasin Ahava ferme à Londres.

 

 

========================= Boycott Culturel et Sportif

 

Par la renommée des artistes concernés, l’année 2011 est moins spectaculaire que les années précédentes. En effet, les israéliens ne se risquent plus à inviter les artistes ayant déjà refusé de cautionner l’apartheid, ou ceux qui soutiennent la Campagne BDS, c’est à dire à peu près tous les musiciens qui ont un cerveau en état de marche. Restent quelques seconds couteaux, quelques vieilles biques, quelques cyniques et quelques naïfs...

En janvier, premier succès de la Campagne BDS France dans son versant culturel : suite à un envoi de lettres de France, du Canada, d’Israël et de Palestine, Vanessa Paradis et Johnny Depp annulent leur voyage prévu en israel. Sur sa lancée, la Campagne BDS France enverra des lettres à Emir Kusturica, Charles Aznavour, Jenifer, Michel Platini, Natacha Altlas, Oumou Sangaré, Mireille Mathieu, Bijan Chemirani, Hindi Zahra et quelques festivals et salles de concert ayant accepté le KKL comme sponsor de leur festival de musique. Si ces lettres ne rencontrent pas toujours un succès, elles permettent quand même de plus en plus souvent de faire reprendre le message BDS par la presse…

Natacha Atlas annulera finalement son concert en septembre, Mireille Mathieu en novembre et Oumou Sangaré en décembre. Ce sont 4 annulations d’artistes françaises ou habitant en France et la Campagne BDS France est fière de ce succès alors que c’est la première année qu’il est véritablement mis en œuvre ! Elle lance alors une grande compagne pour convaincre Jane Birkin d’annuler son concert en israel. Six lettres seront envoyées, de Palestine, France, Belgique, Maroc, Espagne et Israel. Là encore, pas de succès mais une excellente couverture de la campagne de boycott culturelle dans les plus grands journaux français !

En janvier, le chanteur américain Bon Jovi annule son concert en israel. Roger Waters, l’ancien leader de Pink Floyd, réitère son engagement auprès de la campagne BDS. Enfin, l’AMARC (Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires) rejoint la campagne BDS.

En février, le chanteur classique Thomas Quasthoff annule son concert en israel suivi, en avril, du groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo. Dans le domaine sportif, Adidas abandonne le sponsor du marathon de Jérusalem.

En mai, le chanteur anglais Marc Almond, le guitariste américain Andy Mc Kee et le groupe de heavy metal américain August Burns Red annulent leurs concerts en israel. Le groupe anglais Faithless et son leader David Randall confirment leur engagement dans BDS en publiant un clip et le titre collectif "Freedom For Palestine".

En mai toujours, le réalisateur finlandais Aki Kaurismaki déclare son soutien à la campagne BDS. Il est suivi en juillet par la réalisatrice Barbara Hammer qui refuse un prix de la Fondation Juive pour la Culture Nationale et refuse de présenter ses films dans des endroits qui reçoivent un financement du gouvernement israélien.

En juin, une nouvelle piste est tentée, celle de fédérer des musiciens (mais on peut faire de même avec d’autres professions) d’un même style. Alors que les rappeurs belges s’étaient unis en 2009, ce sont ici les punks du monde entier qui mettent en place Punks Against Apartheid. Leur première victoire est l’annulation du concert du célèbre Jello Biafra, ancien chanteur des Dead Kennedys, suivie en novembre de celle en du groupe moldave Zdob si Zdub. Dans la suite des actions collectives plutôt qu’individuelles, en septembre, un groupe d’artistes indiens annule sa participation à une exposition en israel, et publie un communique pour BDS. En novembre, ce sont plus de 150 artistes suisses qui signent un appel au boycott culturel d’israel.

En juin encore, Kareel Abdul-Jabbar, la star du basket américain, annule également son voyage en israel.

En juillet, le grand Paco Ibanez déclare boycotter la langue israélienne qu’il parle pourtant ! Le mois suivant, à Burgos en Espagne, se monte une campagne contre la présence de troupes de danse israéliennes au concours international de chorégraphie. Le même mois, le groupe américain Tuba Skinny, le pianiste américain Jason Moran et le grandissime pianiste portoricain Eddie Palmieri annulent leur participation à un festival de jazz en israel.

Les tournées de l’orchestre philharmonique israélien (OPI) et du Jerusalem string quartet sont perturbées en Amérique du Nord et en Europe. En septembre, nos amis anglais interrompent même le concert de l’OPI au Royal Albert Hall, et ses représentations sont annulées en Finlande, mais maintenues à Paris. Des musiciens de l’orchestre philharmonique de Londres qui avaient soutenu cette initiative sont punis. La Campagne BDS France les soutient.

En septembre toujours, le festival Gay et Lesbien de Lisbonne abandonne son partenariat avec israel sous pression des militants BDS. Le festival international féministe lesbien à Paris fera de même. Une grande campagne est lancée en Suisse contre le fait qu’israel soit l’invité d’honneur du festival Culturescapes à Genève. La Campagne BDS France se joint également à cette initiative.

En septembre enfin, la grande chanteuse Natacha Atlas annule sa tournée en israel et publie une très belle déclaration. Il en est de même du rappeur sud-african Ewok qui sera suivi, en novembre, par le rappeur américain MF Doom.

En octobre, John Michael Mc Donagh, réalisateur irlandais, annule sa participation à un événement culturel en israel. Il en va de même du groupe anglais les Yardbirds et du couturier italien Roberto Cavalli. Le même mois en France, le CRIF tente d’empêcher la diffusion d’un documentaire sur France 2.

Octobre est aussi un fabuleux mois du côté du boycott sportif, avec une escrimeuse tunisienne (Sara Besbes), un fleurettiste et un joueur d’échec iranien (Ehsan Ghaem Maghami) qui boycottent leurs matches face à des adversaires israéliens, tandis qu’une action BDS France à Troyes perturbe le match de foot féminin France-Israël.

Si notre lettre à Bijan Chemirani ne porte pas ses fruits, la grecque Martha Frintzila et le turc Hosam Hayek annuleront leur participation au même festival où ils étaient invités. Notre lettre à Mireille Mathieu est accompagnée d’autres lettres de Gaza, et elle annulera finalement son concert en novembre. Notre lettre à Oumou Sangaré est accompagnée d’autres lettres du Mali, d’Italie… et elle annulera finalement son concert en décembre.

Fin décembre, le chanteur américain Joe Lynn Turner et le jeune musicien de dubstep anglais Joker terminent la liste de la trentaine d’artistes ou de groupes ayant annulés leurs concerts prévus en israel en 2011.

En 2011, on remarque un nouveau phénomène, celui des artistes qui se sont rendus en israel contre les mises en garde de la campagne BDS et qui, à leur retour dans leurs pays, affirment regretter leur acte, qu’on ne les y reprendrait plus et qu’ils rejoignent à présent BDS, au moins en partie. C’est le cas en janvier pour le grand chanteur américain Pete Seeger, pour la chanteuse hollandaise Denise Jannah en septembre, et pour Macy Gray, chanteuse américaine, en novembre.

On finit l’année avec un événement symptomatique : en décembre, le couturier Lacoste élimine Larissa Sansour, artiste palestinienne, d’un concours artistique qu’il sponsorise. L’art et la politique sont donc liés après tout, et la discrimination touche avant tout les Palestiniens. Heureusement, le musée suisse annule alors le concours pour protester contre cette censure.

 

===================== Boycott Universitaire

 

En janvier, 150 universitaires israéliens de renom se joignent au mouvement de boycott des colonies, initié par 150 artistes et intellectuels en 2010. En septembre, ce sont 200 universitaires suédois qui signent un appel au boycott universitaire d’israel.

Le syndicat étudiant de l’Université d’Arizona (en janvier), celui des étudiants écossais EUSA (en mars), celui des étudiants de l’université Carleton d’Ottawa (en avril) et celui de l’université de Londres (l’ULU, le plus grand syndicat étudiant européen), en mai, votent des motions de boycott contre l’apartheid israélien. En juillet, l’organisation étudiante internationale IGLYO (International lesbian, gay, bisexual, transgender, queer youth & student organisation) décide de ne PAS tenir sa prochaine assemblée générale en israel

En mars, c’est l’apothéose, avec l’Université de Johannesburg toute entière qui est la première université au monde à rompre ses liens avec toute institution israélienne !

Mais dans le reste du monde, on assiste à une censure grandissante de débats universitaires portant sur la Palestine : à la London School of Economics, à la York University of Toronto, à la University of California Irvine (dont 11 étudiants en septembre seront déclarés coupables de complot pour avoir perturbé en février le discours de l’ambassadeur d’israel), mais aussi en France, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris (par deux fois), à l’Ecole des Beaux Arts de Marseille, à l’Université de Paris Sorbonne Nouvelle, et à celle de Metz.

Néanmoins, pour la première fois, la France participe à la semaine internationale contre l’apartheid israélien en mars 2011 dans les universités de Lille, Lyon, Montpellier et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris. D’autres débats sont organisés dans des universités, à l’Université Paris 8 et à Sciences Po en février et en mars. D’autre part, la levée de bouclier contre la censure, en particulier à l’ENS, donne l’occasion à la Campagne BDS France de publier de nombreux articles, y compris dans Le Monde. Omar Barghouti tiendra quand même une conférence à Paris, mais au CICP, et Monique Canto-Sperber sera poursuivie par les militants lors de tous ses déplacements, pour lui rappeler sa responsabilité dans cette honteuse censure, en particulier en juillet à Figeac.

Le 16 novembre, à l’occasion de la 9e Semaine Internationale contre le Mur d’Apartheid en Palestine, une journée spéciale est organisée à l’Université Paris 8. En décembre, des sympathisants de la Campagne BDS France protestent contre des propos assimilant antisionisme et antisémitisme dans le journal de CNRS.

L’acceptation de la Palestine à l’UNESCO et son refus par israel (et les USA) démontrent l’importance du volet éducatif et culturel dans les actions de solidarité avec la Palestine, y compris dans le boycott, n’en déplaise à certains... Le bon côté est que la cérémonie pour le centenaire du Technion qui devait se dérouler à l’UNESCO est déplacée dans la beaucoup moins prestigieuse Maison de la Chimie, où des protestations auront quand même lieu, en décembre. La soirée se finit mal avec deux militants blessés par les CRS protégeant les sionistes.

En revanche, et malgré les protestations, la candidature d’israel est acceptée dans les agences européennes de recherche nucléaire et spatiale, et le septième programme cadre européen fournit toujours des fonds de recherche à des universités et des entreprises israéliennes (Technion, Ahava, Elbit…). Boycott Syndical

En janvier, le syndicat français SUD PTT appelle Orange au désinvestissement en israel. En mai, la Campagne BDS France appelle tous les syndicats de Orange à faire pression sur leur entreprise. SUD PTT réagit en diffusant à partir du mois de juin, une pétition à l’attention de tout le personnel d’Orange. En fin d’année, l’AFPS met à son tour en place une campagne contre Orange.

En octobre, la CGT-AFPA invite un représentant de BDS à son congrès. La CGT-INRA envoie un message de solidarité aux ouvriers et paysans palestiniens à l’occasion de la 9ème semaine contre le Mur de l’Apartheid. En décembre, une mission BDS syndicale française part en Palestine.

La Campagne BDS France regroupe à présent des centrales syndicales nationales telles que Solidaires, la CNT, la Confédération Paysanne et la GUPS, ainsi que certains syndicats de branches tels que la CGT-ACSE, la CGT-INRA et la CGT-FNAF et certaines unions locales, départementales ou régionales de la CGT, de la FSU, de FO et de l’UNEF...

En février, l’union syndicale de base italienne (USB) et la plus grande confédération des syndicats brésiliens (CUT), en avril le congrès des syndicats écossais (STUC) ainsi qu’un autre syndicat brésilien (CSP-Conlutas), en juillet la fédération syndicale indépendante égyptienne (EIUF), et en novembre le Conseil syndical des transports londoniens terrestres et maritimes (RMT) rejoignent la campagne BDS. En septembre, le TUC anglais (6.5 millions de syndiqués) réitère son soutien à BDS et dénonce la Histadrout, le syndicat raciste israélien.

En avril, une conférence en Palestine fonde la Plateforme des syndicats pour BDS, qui regroupe tous les syndicats de branche palestiniens. C’est maintenant notre interlocuteur en la matière.

 

======================== Désinvestissement

 

En février, la ville de Copenhague annule ses contrats avec la société G4S, parce que cette société joue un rôle actif dans la sécurisation des colonies israéliennes illégales. Par voie de conséquence, G4S annonce qu’elle va arrêter ses opérations en Cisjordanie.

En mars, la banque belge Triodos se désinvestit de Dexia en raison de son implication dans les colonies israéliennes. Par voie de conséquence, Dexia israel sera bientôt vendue.

Mais c’est la campagne contre Véolia qui domine les autres, avec une manifestation dans et devant son assemblée générale à Paris en mai et le rejet de deux offres (300 millions de Livres en juin, et 485 millions de Livres en décembre) de Veolia pour retraiter les déchets ménagers dans plusieurs arrondissements de Londres. Toutes ces campagnes permettent de rappeler partout l’implication de Véolia dans la gestion des déchets dans les territoires occupés, et sa participation dans la construction d’un tramway illégal en israel. Par voie de conséquence, Veolia connaît des difficultés financières et se retire de ses opérations israéliennes dans le transport. La Deutsche Bahn allemande se retire également du projet de construction d’un nouveau train illégal en israel pour ne pas subir les mêmes déconvenues.

En juillet, Unilever déménage son usine des territoires occupés vers Safed, en « territoire 48 ».

En septembre, l’Eglise Presbytérienne recommande le désinvestissement de Caterpillar, HP et Motorola, pour leur participation à l’occupation israélienne.

Belle façon de finir l’année avec l’annonce en octobre qu’Alstom perd un contrat de 10 milliards de dollars en Arabie Saoudite et, en novembre, que la banque française BNP-Paribas se retire d’israel. Sanctions

Les révolutions arabes, les conséquences du massacre de la Flottille de la Liberté en 2010 et les discussions sur l’acceptation de la Palestine à l’ONU rendent les relations diplomatiques avec israel plus difficiles. En mai, le premier ministre écossais, Alex Salmond, demande des sanctions contre israel. En juillet, l’ONU publie le rapport Palmer qui critique israel pour son usage excessif de la force contre la Flottille de la Liberté. Comme ce rapport n’est pas suivi de sanctions, la Turquie renvoie l’ambassadeur d’israel dans l’attente d’excuses officielles. En août, israel assassine 5 gardes frontières égyptiens, entraînant des manifestations de colère au Caire et le renvoi, là aussi, de l’ambassadeur israélien. Alors que les Etats et les partis politiques se polarisent en octobre, suite au débat sur la Palestine à l’ONU, en décembre, l’Islande est le premier Etat Européen à reconnaître l’Etat Palestinien.

Deux campagnes marqueront l’année 2011. On remarque d’abord les progrès faits dans la reconnaissance du caractère raciste, et donc infréquentable, du KKL. Ainsi, le Parti Vert écossais rejoint officiellement la campagne contre KKL en novembre, alors que la ville de Genève se distancie publiquement de cette organisation et que David Cameron, premier ministre britannique, se retire de sa position de parrain du KKL. La Campagne BDS France met également la dernière touche à sa brochure sur le sujet.

L’autre campagne qui gagne du terrain est celle pour l’embargo sur les armes en direction ou en provenance d’israel. En juillet, BDS Finlande demande à son gouvernement de ne pas acheter de drones de guerre à israel. On espère compter sur le soutien de M. Tuomioja, ministre finlandais des affaires étrangères, qui était opposé au commerce des armes avec israel lorsqu’il était dans l’opposition. En octobre, BDS Corée du Sud demande quant à lui à son gouvernement de ne pas vendre d’avions de guerre à israel. Enfin, en décembre, c’est au tour de BDS France de demander à son gouvernement de ne pas acheter de drones de guerre à israel.

 

========================= Autres évènements connexes

 

En février, se déroule le Forum Social Mondial à Dakar, avec une très forte présence de BDS, où de nombreux liens internationaux sont noués.

En juillet, une première flottille de la liberté, composée de 10 bateaux, tente de rompre le blocus illégal de Gaza. Un seul parviendra à quitter la Grèce et sera arraisonné par l’armée israélienne. En novembre, deux autres bateaux, un irlandais et un canadien, reprendront la mer, mais seront arraisonnés de la même façon.

En 2011, trois procès, et trois victoires pour BDS : en mai, Alexandre Moumbaris est relaxé à Flers (pour avoir diffusé la version 2010 du présent bilan BDS de l’année !!!), en juillet, Olivia Zémor est relaxée à Paris, et en décembre, ce sont les 12 militants BDS qui sont relaxés au procès de Mulhouse… mais le parquet, dans un acharnement partisan, fait appel.

En novembre, le Tribunal Russell sur la Palestine confirme que les pratiques en israel relèvent de l’Apartheid. Comme pour le confirmer, le même mois, des Palestiniens essayent sans succès de monter à bord de bus réservés aux seuls colons israéliens.

Comme chaque année, on déplore des centaines d’assassinats de Palestiniens, mais aussi ceux des activistes avec lesquels nous étions en contact, en particulier Juliano Mer Khamis et Vittorio Arrigoni. On se réjouit, en revanche, de la libération des prisons israéliennes d’un millier de Palestiniens, et en particulier de celle de Salah Hamouri.

 

+ d’info sur la campagne BDS ici

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Laurent M 13/02/2012 02:37

Et le boycott des pays arabes qui commettent des massacres ?
Ah oui, j'oubliais votre indignation sélective. Heureusement que je ne vote pas pour un parti qui cherche l'égalité, mais qui fait le contraire dans ses actes.

NPA82 17/02/2012 09:09



IL FAUT DIRE STOP À ISRAEL !


Nous constatons que loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, Israël,
à travers ses gouvernements successifs, s'engage toujours plus avant dans la violence de l'occupation, de la colonisation, la violation des droits humains et du droit international. Cette
situation a atteint un point culminant en 2009 avec l'offensive criminelle sur Gaza dont le siège se poursuit. Le nouveau gouvernement israélien ne programme, pour seul horizon, que le
transfert des Palestiniens, la poursuite de la colonisation et un régime légal discriminant envers les citoyens palestiniens d’Israël qui s'apparente de plus en plus à celui de
l'ex-Apartheid sud africain.


Les droits des Palestiniens sont bafoués depuis trop longtemps, nous devons agir !


Nous considérons que la politique destructrice d'Israël se poursuit parce que personne ne l'arrête. La communauté
internationale ne joue pas son rôle, l'Union Européenne et le gouvernement français les premiers :



Qui refusent de sanctionner les violations des droits humains par la suspension des accords d'association conférant
à cet état un statut de partenaire commercial et économique privilégié ;




Qui veulent même aujourd'hui imposer le renforcement de ces privilèges ;




Qui ne suivent pas non plus les avis de la Cour Internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre
l'illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.



Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l'emprisonnement de députés élus
démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.


Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de
nous engager activement dans la Campagne internationale de BDS appelée à l'unanimité de la société civile palestinienne en 2005 :


...«Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles
internationales et les hommes et femmes de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d'investissements contre Israël tels que
ceux appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'apartheid. (...)


Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos Etats respectifs afin qu'ils appliquent des embargos et des
sanctions contre Israël.


Ces mesures de sanction non violentes devraient être maintenues jusqu'à ce qu'Israël honore son obligation de
reconnaître le droit inaliénable des palestiniens à l'autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international. »…


Cet appel palestinien a été adopté par des centaines de mouvements progressistes internationaux dont de nombreux
militants, associations et intellectuels israéliens opposés à cette politique coloniale.


Nous nous engageons à agir dans un cadre politique, citoyen et éthique, sur la base de la charte des principes
jointe, pour une véritable mise en œuvre de cette campagne, en créant des cadres unitaires de mobilisation, d'information, et/ou d'action, ou au sein de collectifs déjà existants.