Le blog du NPA82

Libérez les militants antifascistes arrêtés.

h-20-2172115-1280758660Une dizaine de militants de gauche, dont trois membres du NPA, interpellés jeudi à Paris pour avoir collé des affiches contre un colloque d'extrême droite, ont été déférés ce soir au parquet de Paris, a annoncé leur avocate dénonçant "une répression purement politique". Aucune confirmation n'a été obtenue auprès du parquet.

"Il n'y a strictement aucune raison juridique à ce déferrement. Il s'agit d'un simple collage d'affiches. Leur interpellation (jeudi soir) n'avait pas été mouvementée, il n'y avait pas eu outrage ni rébellion, rien", a assuré Me Irène Terrel. "Pour une simple accusation de 'dégradation', 48 heures de garde à vue et un déferrement à la veille d'un jour férié, c'est au-delà de la démesure! Il s'agit d'une répression purement politique, d'autant plus que ce sont tous des gens domiciliés, insérés, sans casier judiciaire", a-t-elle déclaré.

Ces militants avaient été arrêtés jeudi soir devant l'espace Charenton (Paris XIIe) où des affiches avaient été collées pour dénoncer la tenue, samedi, d'un colloque intitulé "La France en danger", organisé avec le soutien du Bloc identitaire, un groupuscule d'extrême droite. Un collectif d'associations et de partis de gauche et d'extrême gauche avait protesté, samedi matin, au cours d'un rassemblement à Paris, contre l'organisation de ce colloque - les "assises nationales" de la "nationalité, citoyenneté et identité".

Pour la Ligue des droits de l'homme, "ses organisateurs et intervenants" ne faisaient qu'alimenter "le discours xénophobe", sous couvert de s'opposer au droit de vote des étrangers. Selon Alain Pojolat, membre de l'exécutif du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), les affiches collées jeudi portaient notamment le slogan: "Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes". M. Pojolat s'est dit "scandalisé" par le déferrement des militants. "C'est l'une des plus fortes répressions contre l'action militante pour des collages ou des bombages", a-t-il dit.

De sources policières, on indiquait toutefois que l'affaire dépasserait le cadre du simple collage d'affiches, mais sans plus de précisions. Dans un communiqué, le NPA avait exigé la "libération des colleurs d'affiches antifascistes". "Il s'agit incontestablement d'une intimidation politique. A l'instar de la criminalisation du mouvement syndical qui s'accroît, nous condamnons cette nouvelle forme d'atteinte aux libertés", a déclaré le parti.

 AFP le 10 mars 2012

Communiqué du NPA.

Onze militantEs antifascistes dont trois membres du NPA ont été interpelléEs et assignéEs en garde-à-vue, dans la soirée du jeudi 8 mars, pour dégradation de bien public, lors d’un collage condamnant la tenue des « Assises Nationales de la Nationalité, de la Citoyenneté et de l’Identité », intitulées « La France en danger », le samedi 10 mars 2012, à l’initiative de groupes d’extrême- droite dont certains proches de Marine Le Pen.

Cette affaire est proprement scandaleuse car c’est la tenue de telles réunions attisant la haine sur la place publique qu’il faut condamner et, non pas, celles et ceux qui luttent contre la banalisation des idées racistes et xénophobes.

Le NPA apporte tout son soutien aux militantEs antifascistes et exige la libération immédiate de nos camarades d’Alternative Libertaire, de l’Action antifasciste, de la Fédération anarchiste et du NPA, qu’aucune poursuite ne soit engagée contre les militantEs arrêtéEs, et, appelle à rejoindre le rassemblement contre la tenue des Asssises Nationales de l'extrême-droite samedi 10 mars 2012, à partir de 11h00, dans le 12 ème Arrondissement, Place des Fonds-Verts (angle rue Taine et rue de Charenton- Me Dugommier ou Daumesnil).

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