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Marine Le Pen à Toulouse dimanche : meeting sous tension

En mars 2007, lors du meeting de Jean-Marie Le Pen à Toulouse, les forces de l'ordre étaient intervenues pour disperser les opposants au Front national. Quinze personnes avaient été interpellées./Archives DDM
En mars 2007, lors du meeting de Jean-Marie Le Pen à Toulouse, les forces de l'ordre étaient intervenues pour disperser les opposants au Front national. Quinze personnes avaient été interpellées./Archives DDM

En marge de la venue de la présidente du FN dimanche, les associations, syndicats et partis de gauche ont appelé à manifester. Les deux rassemblements se dérouleront sous haute surveillance.

Dans sa tournée en province, Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle, fait étape à Toulouse, dimanche prochain. Le meeting démarre à 15 h 30, au Parc des expositions et les organisateurs espèrent attirer 2 500 sympathisants. En marge du rassemblement, Le Comité de vigilance contre l'extrême droite - il s'est créé il y a environ six mois et rassemble divers partis, syndicats et associations de gauche - lance un appel à manifester place Lafourcade à 14 h 30. Les pouvoirs publics, qui craignent des débordements, vont mettre en place un important dispositif de sécurité.

« À chaque fois que l'on organise un rassemblement, nous essuyons des contre-manifestations », constate Franck Pech, de l'antenne départementale du FN avant d'ajouter : « Par le passé, ça a déjà pu être violent. » La venue de Jean-Marie Le Pen en 2007 avait donné lieu a des affrontements entre les anti-FN et les forces de l'ordre (voir encadré).

Chez les opposants à la venue de Marine Le Pen, au-delà de la « volonté d'informer sur un dangereux discours populiste en direction des salariés et des couches populaires », on admet aussi que Toulouse est « traditionnellement opposée au FN ». « L'histoire de la ville est marquée par la lutte contre l'extrême droite et ce depuis longtemps », observe Jean-François Mignard, de la Ligue des droits de l'Homme, présente à la manif. Il faut dire que la SCALP, la Section carrément anti-Le Pen, mouvement libertaire désormais rebaptisé No Pasaran, est née à Toulouse en 1984. Et en 1998, ils étaient plus 15 000 à défiler contre la venue de Jean-Marie Le Pen. « L'opposition est plus forte à Toulouse que dans d'autres villes de France », reconnaît Benjamin Poupon des jeunesses FN de Haute-Garonne. « Pour autant, il est gênant de couper la parole d'une responsable politique créditée d'autant d'intentions de vote dans les sondages », explique le jeune homme. Myriam Martin, porte-parole nationale du NPA, qui sera aussi présente dimanche, ne sait pas combien d'« anti-Marine » seront rassemblés. « Cela m'étonnerait que les mouvements radicaux ne soient pas présents, mais nous cherchons à mobiliser largement » dit-elle.


Des affrontements il y a cinq ans

Le 25 mars 2007, pour la venue de Jean-Marie Le Pen à Toulouse, des affrontements avaient eu lieu pendant trois heures entre les forces de l'ordre et les manifestants anti-Le Pen les plus radicaux sur les boulevards. Les grenades lacrymogènes avaient répliqué aux cocktails molotov. Au final, une quinzaine de manifestants avaient été interpellés. Huit d'entre eux avaient été jugés et condamnés.

 

La dépêche.fr, mardi 31 janvier 2012

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Bobby 03/02/2012 18:55

La démocratie, c'est de laisser tout le monde s'exprimer. Laissez Marine Le Pen dire ce qu'elle a à dire !

NPA82 04/02/2012 10:19



Propager la haine, l'intolérance... ce n'est pas la démocratie.