Le blog du NPA82

Medef, maîtres chanteurs et exploiteurs !

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Sans surprise, Parisot s’oppose à toute avancée sociale....

Laurence Parisot, la patronne des patrons, a fait son grand retour le 22 mai dernier lors de la conférence de presse mensuelle du Medef, la première depuis l’élection de François Hollande.

Tout en prenant acte des résultats des urnes – elle qui avait soutenu Sarkozy et qui s’était faite plutôt discrète en milieu de la campagne – la présidente du Medef a incité le nouveau président à continuer la politique du sortant et en aucun cas à appliquer le programme du candidat socialiste. En effet, pour le Medef, si les quelques « mesures » proposées par le candidat Hollande étaient appliquées ce serait la fin de la compétitivité du pays et l’explosion du chômage. Selon Laurence Parisot, les entreprises ne pourraient pas tenir le « choc » du retour partiel de la retraite à 60 ans mais aussi du « coup de pouce » au Smic.

Autre sujet d’inquiétude pour le patronat, la taxation à 75 % des revenus à partir d’un million d’euros et plus généralement l’alourdissement de la fiscalité qui « isolera la France » sur la scène internationale. Au total, la présidente du Medef a évalué à près de 27 milliards d’euros le coût des nouvelles « charges sociales et fiscales » qui pèseront sur les entreprises si le programme du candidat François Hollande était appliqué et qui n’auront qu’une seule conséquence pour le patronat : la fin des embauches. Le Medef plaide donc pour un « désendettement compétitif ». Ben voyons !

Sans utiliser le mot, le Medef défend évidemment l’austérité… pour les salariéEs et rien que pour les salariéEs. Ses priorités sont claires et connues : discipline budgétaire, compétitivité et baisse des prélèvements obligatoires pour les entreprises. Alors que la TVA sociale de Sarkozy si chère au patronat risque de tomber à l’eau, le Medef revendique désormais un transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales sur la CSG… Bref au lieu d’augmenter la TVA, il faudrait désormais augmenter la CSG mais avec toujours le même objectif, celui d’en finir avec le salaire socialisé assurant la protection sociale des salariéEs.

Pour le Medef, la priorité pour la « conférence sociale » de juillet sera d’être axée sur la réforme du marché du travail pour renforcer « l’employabilité compétitive » – nouveau concept du Medef qui veut dire flexisécurité, le financement de la protection sociale (questions de santé incluses), la modernisation du dialogue social ainsi que la qualité de vie au travail. On le voit, le patronat ne lâche aucun de ses objectifs. Il n’entend pas abandonner ses attaques contre la hiérarchie des normes avec les « accords compétitivité emploi » permettant aux patrons de moduler à volonté les horaires et les salaires et veut remettre sur le devant de la scène le fameux contrat unique à droits progressifs qui supprimerait le contrat à durée indéterminé (CDI) trop avantageux pour les salariéEs… bref de la précarité pour tous et toutes.

Le Medef a donc décidé de mettre la pression sur ce gouvernement qui est loin de vouloir « tout changer » en profondeur, en particulier d’abroger des réformes que Sarkozy a mis en place et qui fait la joie du patronat aujourd’hui et qui se refuse de redistribuer réellement les richesses. Pour cela, il faudra une solide opposition à sa gauche et dans la rue !

 

Sandra Demarcq,

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