Le blog du NPA82

Ne pas laisser la famille Peugeot casser l'emploi !

La ligne de production sur le site PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois a été arrêtée vendredi et un millier de salariés ont débrayé et manifesté sur le site de Rennes au lendemain de l'annonce par le groupe de la suppression de 8.000 postes et de l'arrêt de la production du site d'Aulnay en 2014. /Photo prise le 28 juin 2012/REUTERS/Benoît Tessier (c) Reuters

Communiqué de la GA. Ne pas laisser la famille Peugeot casser l'emploi !

A l'occasion du comité central d'entreprise du 12 juillet, PSA, après avoir sciemment menti, a fini par confirmer les informations que les organisations syndicales avaient rendu public il y a déjà plusieurs mois, suite à la découverte d'une note interne.
Pour les salariéEs, les intérimaires employés par PSA et par ricochet les emplois indirects l'addition est terrible : 8 000 postes de travail supprimés en France, le site d'Aulnay fermé en 2014 (plus de 3000 emplois), Rennes fortement touché (1400 suppressions sur un total de 5600 emplois actuels).
Après avoir été arrosé d'aides publiques, et notamment 4 milliards d'euros ces dernières années, avec comme contrepartie l'engagement de ne pas licencier, la famille Peugeot fait payer les salariéEs.
C'est inacceptable !
Ce n'est pas aux salariéEs de payer la crise du système capitaliste.
Ce n'est pas aux salariéEs, à leurs familles, de payer pour les actionnaires qui ont été largement engraissés par l'augmentation de leurs dividendes les années passées.
Il faut en finir avec la dictature des actionnaires et de la famille Peugeot.
La Seine-Saint-Denis, déjà lourdement touché par la précarité, paye un lourd tribut à cette politique de destruction des emplois industriels.
Le gouvernement Ayrault est face à ses responsabilités. C'est le moment, pour lui, de montrer que le super-ministère du Redressement productif est un autre chose qu'un nom ronflant.
Il est hors de question que les salariéEs et les intérimaires deviennent de futurs chômeurs. Plus que jamais, il faut une loi interdisant les licenciements, à commencer par les entreprises qui font des profits. C'est ce que la Gauche anticapitaliste, avec ses partenaires du Front de gauche, s'emploiera à défendre.
L'heure est à la lutte, à la résistance unitaire pour empêcher la destruction de 8000 emplois et la fermeture d'Aulnay.
La Gauche anticapitaliste soutient toutes les initiatives et luttes des salariéEs de PSA : grève, occupation des sites de production, etc
Il faut mettre hors d'état de nuire la famille Peugeot, placer l'entreprise sous contrôle public, engager des mesures garantissant l'emploi, favoriser une production utile socialement et soutenable sur le plan écologique.


Le 12 juillet 2012.

Communiqué du NPA, PSA : le vrai visage du dialogue social

 

Après un an d’enfumage, La direction du groupe PSA confirme ce que tout le monde savait depuis un an : la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014. Mais les mesures décidées vont encore plus loin avec au total la suppression de 8000 emplois qui viennent s’ajouter aux centaines de postes de CDD, intérimaires et prestataires déjà supprimés ces derniers mois. En plus des 3.300 emplois que représente actuellement l'usine d'Aulnay-sous-Bois, PSA compte supprimer 3.600 emplois de structure (administration, recherche et développement et commerce) par départs volontaires, et 1400 emplois dans son usine de Rennes. Au-delà des ces suppressions de postes ce sont des dizaines de milliers d’emplois indirects qui sont menacés. Et déjà le prix de l’action de PSA progresse !

A l’opposé du sommet social et du dialogue social, c’est bien une guerre sociale qu’engage PSA. L’interdiction des licenciements et des fermetures de sites, la réduction du temps de travail sans baisse de salaire, la suppression du travail posté, de nuit et de week-end sont plus que jamais à l’ordre du jour. La mobilisation non seulement dans le groupe PSA ou dans la filière automobile mais à tous les salariés doit s’amplifier. L’ensemble des organisations syndicales, du mouvement social et des organisations politiques doit s’y employer.


Montreuil, le 12 juillet 2012

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