Le blog du NPA82

non au racket patronal et gouvernemental!

Non au racket patronal et gouvernemental !

« Choc », « pacte », « compétitivité », « confiance »... depuis des semaines ces mots tournent en boucle, du patronat au gouvernement, en passant par les « économistes». Après traduction, il faut comprendre que les salariéEs dans ce pays sont trop payés, ne travaillent pas assez et profitent indûment d'une des meilleures protections sociales encore existantes en Europe. S'il y a du chômage, des licenciements, des fermetures d'entreprises, des suppressions d'emplois, ne cherchez plus, c'est parce qu'on n'est pas assez « compétitifs » !

 

« Big-bang salvateur » pour les patrons

Le rapport Gallois, ancien patron de la SNCF et d'EADS, épaulé par un responsable de l'UMP dans son travail « d'expert » a été applaudi par le MEDEF qui n'en peut plus de satisfaction. En préconisant 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour le patronat il ouvre la voie à un véritable hold-up sur la partie de nos salaires versée directement par les employeurs pour assurer à chacun des services sociaux de qualité. Et Gallois voudrait faire avaler cela aux représentants syndicaux au nom d’un prétendu « pacte social » et de la « solidarité nationale » ! Il parle même de « patriotisme » ,un vocabulaire qui rappelle le temps des guerres : c'est en l'occurrence une vraie guerre sociale qui est ainsi lancée contre les classes populaires.

Le gouvernement organise le racket social

Ayrault n'a pas tardé pour annoncer qu'il suivrait la quasi-totalité des « recommandations» de Gallois. 20 milliards de cotisations sociales sur les salaires entre 1 et 2,5 fois le SMIC seront offertes aux patrons sous forme de crédit d'impôt dès 2013 ! Ce manque à gagner pour l'Etat sera financé à moitié par une augmentation des taux de TVA, cet impôt le plus injuste car il frappe les pauvres de la même manière que les riches. Et l'autre moitié sera financée par une baisse supplémentaire de la dépense publique. Les couches populaires sont attaquées sur trois fronts : les dépenses quotidiennes, la protection sociale et l'accès aux services publics. Le changement promis par Hollande, c'est en pire !

 

A nous d'organiser la contre-attaque !

En 2011, les entreprises du CAC 40 ont distribué 39 milliards à leurs actionnaires. Alors, si on prenait l'argent où il est ? Cela paraît irréaliste aujourd'hui ? Mais ce qui ne l'est vraiment pas c'est d'essayer d'unir nos forces pour riposter à toutes ces attaques qui appellent une contre-offensive généralisée du monde du travail, pour imposer l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous et l’augmentation des salaires et minima sociaux d’au moins 300 euros. Profitons de la journée de mobilisation syndicale à l'échelle européenne du 14 novembre pour populariser ces objectifs : nous ne sommes pas en compétition avec les autres salariés européens, ils subissent le même « choc » anti-social que nous.

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