Le blog du NPA82

Nucléaire : « fuite d’eau » radioactive à la centrale de Penly

 

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Deux départs de feu se sont produits dans l’un des bâtiments réacteurs de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), jeudi midi, et ont été maîtrisés par les pompiers . Mais l’un des réacteurs est à l’arrêt et dans la soirée, EDF a constaté une « fuite d’eau » radioactive du circuit primaire dudit réacteur. La fuite est « collectée dans des réservoirs prévus à cet effet », a néanmoins annoncé le groupe dans un communiqué. Le réacteur « continue à être refroidi normalement » et la fuite « n’a aucune conséquence sur l’environnement », explique encore EDF.

Suite à cet incident, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de son côté fait savoir qu’elle avait « mobilisé ses équipes dans son centre d’urgence parisien ».

Le premier incident s’est en fait déroulé jeudi midi. « Le 5 avril 2012, à 12h20, une alarme incendie s’est déclenchée suite à un dégagement de fumée dans un local situé dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly. Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s’est arrêté automatiquement », expliquait EDF dans un premier communiqué publié sur le site de la centrale jeudi après-midi. Un peu plus tard, le groupe affirmait : « à 13h15, les pompiers sont intervenus dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Penly pour éteindre deux départs de feu. Il n’y a pas de blessé et l’évènement n’a aucune conséquence sur l’environnement ».


Le feu a pris sur « deux petites flaques d’huile »

« Nous faisons donc un diagnostic de l’état des installations pour établir les causes de cet événement et pouvoir redémarrer l’installation », déclarait dans la soirée le directeur délégué du site, Laurent Lacroix, à France 3. Selon les explications de ce dernier, les pompiers ont constaté que le feu avait pris sur « deux petites flaques d’huile qui ont été éteintes à l’aide d’extincteurs ». « Nous sommes en train d’établir les causes de la présence de ces flaques d’huile à cet endroit. Les investigations en cours permettront de déterminer pourquoi elles étaient là et comment elles se sont enflammées », a t-il ajouté.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait de son côté précisé en fin d’après-midi que le réacteur « était maintenu à l’arrêt » et qu’elle irait « faire une inspection sur le site » vendredi. L’ASN avait également expliqué que l’« arrêt automatique (du réacteur) a été causé par l’arrêt d’une des pompes du circuit primaire ».

Début 2009, le site de Penly avait été retenu pour accueillir le second réacteur nucléaire français de 3e génération. Depuis, des incertitudes planent sur ce projet et l’ouverture d’une enquête publique, initialement prévue en 2011, a par ailleurs été reportée. En janvier dernier, un mois après l’intrusion de militants de Greenpeace dans certaines centrales françaises, les sites nucléaires, dont celui de Penly, avait décidé de renforcer leur sécurité.

 

de : Penly , jeudi 5 avril 2012.

http://www.leparisien.fr/faits-dive...

 

Rappel : le dimanche 29 avril, rassemblement devant la centrale de Golfech.

 

Communiqué du NPA. Sortir du nucléaire : ça urge !

Le jeudi 5 un incident grave a perturbé le fonctionnement de la centrale de Penly. Cette nouvelle défaillance rendue publique, vient après d’autres restées secrètes, à Saint-Laurent-des-Eaux ou à Cattenom. Elle s’ajoute aussi à l’exposition des salariés à la radioactivité, à leur conditions de travail usantes et dangereuses qui restent dissimulées par tous les défenseurs du nucléaire.

Aujourd’hui le réacteur est arrêté et les conséquences sont limitées. Mais la succession d’incidents plus ou moins graves met en évidence les dangers que représente l’industrie nucléaire et l’urgence qu’il y a à décider et à organiser l’arrêt de l’industrie nucléaire.

Le programme défendu par Philippe Poutou prévoit la sortie du nucléaire en 10 ans, dans le cadre d’un service public de l’énergie favorisant les économies d’énergies, le développant les énergies renouvelables, préservant et développant l’emploi.

Choisir de dire soit « stop », soit « encore » au nucléaire est l’un des enjeux de l’élection présidentielle. Voter Philippe Poutou c’est faire clairement le choix d’un avenir débarrassé du nucléaire et des dangers qu’il fait peser sur les salariés, sur les populations, sur l’environnement et sur l’avenir.


 

Le 6 avril 2012.

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Bernard 07/04/2012 13:14

Mon avis, c'est qu'il faut pour commencer avoir une vue précise de l'ampleur du problème.

Donc : http://energeia.voila.net/nucle/france_58_reacteurs.htm

L'âge de nos réacteurs, conçus pour une durée de service de trente ans, la cuve en particulier qui ne peut ni être réparée, ni changée et qui subit une sorte de corrosion due aux rayonnements
intérieurs.

En comptant tous ceux mis en service avant 1983 (30 ans et plus en 2012) on voit tout ce qui doit être éliminé.

Et c'est possible, même s'il nous faudra un peu plus de temps que nos voisins germaniques.

Lire : http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm

Non seulement ceux-ci réduisent la part du nucléaire dans l'électricité depuis dix ans, mais ils réduisent aussi la part des combustibles fossiles du fait d'un formidable essor des énergies
renouvelables.