Le blog du NPA82

Sauver la planète, pas les banquiers !

 logo-ga 0Le sommet de Rio (Brésil) vient de se clore. Il était censé célébrer, 20 ans après, la prise de conscience mondiale de l’urgence écologique. Il prétendait mettre en place un système de gouvernance mondiale permettant de s’engager dans une véritable réduction des émissions de gaz à effet de serre, une politique volontariste d’accès à l’eau pour toutes et tous.

Finalement, en pleine crise économique mondiale, ce sont les intérêts financiers qui ont pris le dessus. Cette grande conférence mondiale se termine sans engagement contraignant pour les Etats.

Il y a 10 ans, Chirac déclarait : « La maison brûle, et nous regardons ailleurs ». A Rio, les puissants de ce monde nous ont expliqué que notre maison commune, la nature, brûlait toujours ardemment… mais que décidément, l’extincteur est trop cher !

 

Ils sauvent les banques… mais la nature, c’est pour quand ?

 

En cette période de crise économique, nos gouvernants n’ont que le mot « relance » à la bouche. Le « capitalisme vert » est alors vu comme un possible nouveau moteur de croissance. Mais cette politique n’a d’écologique que le nom. Il s’agit principalement de s’accaparer la nature pour en tirer un maximum de profits. Dans ces conditions, il est hors de question de s’engager sur des objectifs contraignants en matière de réduction de la pression que notre système de production et de consommation fait peser sur la nature.

 

En France, les intérêts privés toujours au pouvoir

 

A Rio, comme en France, ce sont bien les intérêts privés qui dictent les décisions politiques. La préservation de l’environnement ne fait pas le poids devant les injonctions des grandes entreprises multinationales.

Le gouvernement Hollande/Ayrault ne fait pas exception. Il n’aura fallu que quelques jours au pétrolier Shell pour se payer la tête de la ministre française de l’environnement. Elle n’a pourtant pas menacé de nationaliser les groupes pétroliers, elle a simplement remis en cause le droit d’exploitation d’un gisement d’hydrocarbures au large des côtes guyanaises. Ces fonds marins présentent une grande richesse en matière de biodiversité et doivent être protégés. Mais le pétrolier ne l’entend pas ainsi. Pas question pour lui de renoncer à ses milliards de profits. Le gouvernement a tranché : on ne fâche pas les pétroliers ! Dehors Madame Bricq !

 

Rassembler une gauche indépendante du PS

 

La dégradation des écosystèmes est partout. Elle a des impacts directs sur nos conditions de vie : accès à une eau et une nourriture de qualité, désertification et appauvrissement des sols, augmentation de l’intensité et de la fréquence des catastrophes naturelles (tempêtes, inondations, sécheresses, canicules…).

Il est urgent de sortir les questions écologiques des logiques du profit. Pour cela, nous avons besoin d’une force de gauche qui ne plie pas devant les pollueurs et les intérêts privés, de faire la jonction entre urgence sociale et urgence écologique.

Mais pour cela, impossible de faire confiance au PS. Ni même à ses alliés d’Europe-Ecologie-Les-Verts qui, pour quelques postes, acceptent tous les renoncements. Nous devons regrouper les anticapitalistes et écologistes radicaux au sein d’un front large, pour convaincre largement qu’une autre politique est possible, notamment en engageant une véritable révolution énergétique, et en participant aux mobilisations contre les « GPII », les grands projets inutiles et imposés (autoroutes, aéroports, lignes grande vitesse, etc…).

Conte le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes dont Ayrault est le maire, la lutte se poursuit en dépit d’une répression policière passée du bleu au rose.

 

Tous-tes au Forum européen contre les Grands projets inutiles et imposés, du 7 au 11 juillet à Notre-des-Dames-des-Landes !

 

http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/, contact.forum.gpii@free.fr,





 

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