Le blog du NPA82

Sans-abri : Montauban. "Nous ne pouvons plus accepter ce qui se passe"


Hier les manifestants ont pris position dans les locaux de la DDCSPP ./ Photo DDM, Chantal Longo.

Hier, en milieu d'après-midi, une action destinée à dénoncer l'indignité des conditions de vie de personnes « de plus en plus nombreuses » a été organisée par un collectif  sous l'appellation « Solidarité sans-abri ». Une action qui a eu lieu en deux temps. Le premier consistait à une distribution des tracts explicatifs du mouvement aux automobilistes qui empruntaient l'avenue Marcel-Unal alors que, dans un second, un autre groupe se rendait à la Cité de l'agriculture afin d'envahir les bureaux de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion et de la protection des populations). Au bout d'un quart d'heure dans les lieux, une délégation d'une dizaine de personnes était reçue par Yannick Aupetti, le directeur du service durant une heure et demie.À l'origine directe de ce mouvement qui regroupait une bonne cinquantaine de personnes un problème récurrent se rapportant à l'hébergement des personnes sans-abri. Les manifestants qui ont saisi le préfet à plusieurs reprises (une entrevue a été demandée hier après-midi) ont réitéré dans leur demande qui tourne autour de la mise en place d'un accueil de jour d'une capacité de quarante personnes qui serait ouvert quotidiennement afin d'abriter hommes, femmes et enfants aussi.

Une ouverture à l'année

Par ailleurs, dans les demandes du collectif apparaît celle réclamant que toutes les places d'hébergement d'urgence du département soient ouvertes toute l'année car explique-t-on: « Si l'on veut véritablement qu'une personne sans-abri s'inscrive dans une démarche d'occupation de logement qui est un processus lent et complexe, elle ne peut être laissée à la rue à la date du 30 avril. » Alors que cette manifestante déplorait que « bientôt, il n'y aura plus du tout d'hébergement d'urgence faute de crédits nécessaires », Myriam Nacef, de l'Union syndicale Solidaires 82 avançait : « Il est tout à fait inadmissible que des associations et des citoyens soient obligés de substituer à l'état pour permettre à des personnes de trouver un refuge décent. Il est clair que nous ne pouvons plus accepter ce qui se passe. à ce jour, on constate que trop de personnes, dont des enfants, se trouvent sans la moindre solution d'hébergement la nuit et contraints d'errer dans les rues de nos villes en journée. » D'autres évoqueront « des gens contraints de dormir dans leur voiture ». Hier après-midi, les exemples de « grosses galères » se multipliaient ici et là. Pour tout cela,le collectif est bien décidé à aller au bout de ses objectifs.

 

La dépêche.fr

samedi 10 mars 2012

 

 

Hier à partir de 16h, comme convenu, une centaine de personnes, représentant les organisations signataires de l'appel pour obtenir des hébergements de jour et de nuit pour les plus démunis, se sont présentées au rendez-vous sur le parking du Leader Price à Montauban.

L'opération s'est poursuivie dans les locaux de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Personnes (DDCSPP). Nous avons occupé les lieux et obtenu une rencontre avec le Directeur Départemental Monsieur AUPETIT.
Une délégation formée des représentants de syndicats, de partis politiques et d'associations a été reçue durant plus d'une heure. Le Préfet ne daignant pas nous recevoir a délégué cette tache au Directeur de la DDCSPP.
Après que chacun des participants(tes) ait exposé les difficultés rencontrés et les conditions de survies indignes que les personnes subissent, nous avons reçu une longue diatribe du Directeur qui, la main sur le coeur, nous a expliqué, à grand renfort de chiffres, qu'il ne lui était pas possible de faire plus avec ses services compte tenu de l'enveloppe budgétaire qui lui était imposée.
De longs et parfois vifs échanges ont suivi mais pas de solution envisagées pour régler une situation reconnue, de part et d'autre, comme insupportable.
Nous avons obtenu que Monsieur AUPETIT transmette au Préfet, la teneur de la réunion, notre demande de table ronde ainsi que notre détermination à ne rien lâcher sur ce dossier!

La délégation est redescendue et après avoir fait le compte-rendu des débats, les personnes présentes ont souhaité se retrouver tous et toutes pour continuer ensemble sur une dynamique revendicative, et décider collectivement des suites à donner.
    
 RESF82

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