Le blog du NPA82

Tract hebdo : Contre Kadhafi, contre l’impérialisme Solidarité avec les révolutions arabes !

 

« Pas d’intervention étrangère, le peuple libyen peut se diriger tout seul » (banderole déployée par des insurgés de Benghazi le 1er mars 2011).

 

Les révolutions tunisienne et égyptienne ont soulevé un immense espoir. Dans les pays voisins et au-delà les peuples se sont reconnus dans les exigences pour « le travail, la liberté, la dignité ».
Dans la foulée, la population libyenne s’est soulevée contre Kadhafi. Elle fait face à un déchaînement de violence meurtrière. Pris de peur, le dictateur voudrait noyer la révolte dans un bain de sang. Notre solidarité pleine et entière va au peuple libyen auquel il faudrait donner les moyens de se défendre, les armes dont il a besoin pour chasser le  dictateur, conquérir la liberté et la démocratie. Le soutien réel ce serait aussi l’accueil de tous les réfugiés et la fin de l’Europe forteresse de Schengen, la saisie et la restitution au peuple libyen de tous les avoirs de Kadhafi à l’étranger…

 

Menteur et hypocrite!

 

Sarkozy prétend intervenir « pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin ».
Menteur et hypocrite ! Il n’a manifesté aucune solidarité avec les soulèvements populaires dans les pays du Maghreb et du Machrek. Et il recevait en grande pompe il y a peu son ami Kadhafi. La  France a été pendant des années un des principaux vendeurs d’armes au dictateur.

La liste est longue des interventions de l’impérialisme qui sous des prétextes humanitaires n’ont fait qu’aggraver les situations locales. La coalition internationale invoque la démocratie et le droit des peuples comme elle l’a fait pour justifier la guerre contre l’Irak ou en Afghanistan.

C’est bien une guerre qui est engagée en Libye après le vote par le conseil de sécurité de l’ONU, le 17 mars, de la résolution 1973 qui autorise une « zone d’exclusion aérienne ». En clair, l’ONU a donné son feu vert à l’intervention militaire des grandes puissances qui ont toute latitude pour bombarder le pays.
Les États-Unis, la France… ont saisi l’opportunité ouverte par la guerre civile déclenchée par Kadhafi pour tenter de reprendre la main sur la Libye comme sur l’ensemble de la région où sont concentrées les plus grandes réserves pétrolières du monde. D’ailleurs, ni les grandes puissances ni l’ONU n’ont eu le moindre mot de protestation quand les troupes de la monarchie moyenâgeuse d’Arabie saoudite sont entrées au Bahreïn pour venir au secours du roi face à la contestation populaire. Il y a bien une offensive globale pour sauvegarder la stabilité de la région, canaliser, maîtriser le processus révolutionnaire, préserver les intérêts des trusts pétroliers et de ceux qui les servent, une offensive contre la révolte des travailleurs et des peuples.


Non, cette guerre n’est pas la nôtre, ni celle du peuple libyen. Loin de défendre le droit des peuples, elle le brise. L’avenir, ce sont les révolutions en cours qui le portent, contre la domination impérialiste et contre les dictateurs.


Mardi 22 mars 2011

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