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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 21:45
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Ici, comme à Chypre,
Banques, patrons, gouvernement rackettent les travailleurs
Chypre connaît une brusque exacerbation de sa crise sociale et politique suite à la décision de son nouveau président, Nicos Anastassiades, de tenter d'imposer un plan dit de sauvetage, un véritable racket. Ce plan dicté par la troïka (le FMI, la commission européenne et la Banque centrale européenne, la BCE), visait à taxer toute épargne de 6,75% à partir de 1 euro et de 9,9% au- dessus de 100 000 euros. Devant la révolte de la population, le gouvernement a été contraint de faire un geste en exemptant les épargnes de moins de 20 000 euros. Pour, au final, être désavoué par le Parlement où sa propre majorité s’est abstenue.
La société malade de la finance
Ces ponctions étaient censées rapporter 5,8 milliards d'euros exigés en contrepartie et complément d'une aide de 10 milliards d'euros pour renflouer les banques du pays. Un plan de sauvetage de près de 16 milliards d'euros, soit l'équivalent du PIB de tout le pays ! L'équivalent de toutes les richesses produites sur un an à Chypre aurait été ainsi donné à des banques qui ont bénéficié d’un régime fiscal particulièrement avantageux et qui sont aujourd'hui au bord de la faillite. Elles ont spéculé sur la dette des autres en particulier de la Grèce, dans l'immobilier et bien d’autres domaines.
Le ministre des finances a eu le cynisme de se vanter d’éviter « des coupes dans les salaires et les retraites ». Mensonge évident puisque la ponction aurait concerné, en premier lieu, les salariés et les retraités.
Les riches, les affairistes, russes ou autres, habitués à passer par les banques de ce paradis fiscal qu’était Chypre pour blanchir leurs milliards, avait déjà pour l’essentiel sorti leur fortune du pays.
Les politiques d’austérité, un racket
«Le cas de Chypre et de son secteur bancaire est unique», disent les proches de Hollande pour rassurer l'opinion. Certes, mais il n'empêche que la tentative de hold up chypriote est en cohérence avec les politiques d'austérité qui alimentent, partout en Europe, les plans de sauvetage des banques ou les subventions et autres cadeaux aux patronat.
C'est la même politique qui est à l’œuvre dans toute l'Europe où les classes dominantes s'approprient, grâce à la politique des États, une part croissante des richesses qu'elles volent à la collectivité, aux travailleurs qui les produisent. Et elles les dilapident en les jouant au casino de la finance. Hollande et son gouvernement, Cahuzac et ses amis, qui ont participé à la décision de la troïka sur Chypre, ne font rien d'autre, quant au fond, ici.
Exproprier les voleurs
Face à la mainmise des banques et du Medef sur l’État nous n'avons pas d'autres moyens pour imposer une autre politique que de nous organiser, de nous mobiliser. Nous ne pourrons éviter l'affrontement avec le gouvernement et ses amis pour nous donner les moyens de mettre en œuvre une autre politique qui garantisse nos droits en remettant en cause ceux des banquiers et des patrons. Il faut mettre les voleurs hors d'état de nuire en expropriant les financiers et en créant un monopole public bancaire pour mettre l'économie au service de la population et non d'une minorité parasite.
Le 20/03/2013
 



  1.  














Par NPA82 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 janvier 2013 3 23 /01 /Jan /2013 21:36
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Non à l’intervention militaire française au Mali

A en croire le gouvernement comme les médias aux ordres, l’intervention militaire française au Mali n’aurait d’autre but que de combattre le terrorisme et les groupes islamistes qui veulent s’imposer à la population. François Hollande justifie sa guerre en reprenant le même discours que Bush pour justifier la guerre en Irak ou celle d’Afghanistan. Au Mali comme en Irak ou en Afghanistan, le terrorisme n’est qu’un prétexte. Comme en Afghanistan, la guerre engagée pour le compte des grandes puissances occidentales ne pourra que donner de nouvelles armes aux groupes terroristes islamistes, aggraver l’instabilité politique de la région du Sahel comme les souffrances des populations.

La dramatique et sanglante issue de la prise d’otage en Algérie en est une cruelle démonstration.

Offensive contre les peuples

« L’objectif, c’est la reconquête totale» a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Mais la reconquête pourquoi et au profit de qui ? Cette guerre s’inscrit dans la continuité de la politique et des interventions militaire de la France, vieille puissance coloniale et gendarme de l’Afrique. Elle renforce les dispositifs militaires mis en place au Tchad, au Burkina Faso ou en en Mauritanie L’occupation du Nord du Mali par les groupes armés islamistes est la conséquence de l’intervention sous l’égide de l’Otan en Libye. La crise malienne provient, avant tout, de l’impasse économique et sociale des politiques libérales imposées par l’impérialisme qui ruinent le développement et condamnent les peuples à la misère. La guerre engagée par Hollande répond aux intérêts géostratégiques et économiques des multinationales qui, ici, mènent leur guerre sociale contre le monde du travail.

Non à l’union nationale

Au parlement, tous les partis se sont, d’une façon ou d’une autre, ralliés à Hollande. Jean-Marc Ayrault a salué "l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné depuis le 11 janvier". Jean-François Copé lui a fait écho : "l’esprit d’union nationale doit s’imposer à tous".

"Le rôle d'un responsable politique, c'est de penser à l'intérêt de la France et des Français" selon Marine Le Pen qui a jugé « légitime » l’intervention. A gauche aussi, même discours. La gauche parlementaire, Europe-écologie- les Verts, le Front de Gauche, n’ont pas osé contester le bien-fondé de l’intervention et dénoncer ses véritables objectifs.

Cette guerre, ce gouvernement ne sont pas les nôtres

Les travailleurs, toute la population n’ont, eux, aucune raison d’être solidaires du gouvernement et de ceux dont il sert les intérêts, ici comme dans cette sale guerre. La nouvelle aventure militaire dans laquelle il engloutit des millions d’euros ne défend en rien les intérêts des populations déshéritées du Mali.
A leur union nationale, nous opposons la solidarité des travailleurs et des peuples, par-delà les frontières. Le peuple Malien a besoin de développement, de dignité et de prospérité, pas de bombes et de servitude. C’est à lui de décider librement de son sort.

Hors du Mali les troupes françaises !

Le 23/01/2012

 



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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 23:36
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  Merci de faire suivre 
  L'Association France Palestine Solidarité 82 appelle à un 

Rassemblement contre l’agression israé­lienne à Gaza

Lundi 19 novembre 18h, préfecture Montauban

 

HALTE AU MASSACRE DES PALESTINIENS PAR ISRAËL !

L’ONU DOIT RECONNAÎTRE L’ÉTAT DE PALESTINE
LEVÉE IMMÉDIATE DU BLOCUS de GAZA !

 

Après de nom­breux raids israé­liens meurtriers sur Gaza depuis une quin­zaine de jours, la spirale de la vio­lence qui est enclenchée laisse craindre de nou­veaux mas­sacres comme ceux de 2008/​2009 qui avaient fait 1500 morts palestiniens (dont 450 enfants) et des milliers de blessés.
Depuis plus de 5 ans, la popu­lation civile de Gaza est soumise à un blocus inhumain et illégal. En déclen­chant cette nou­velle agression, le Premier ministre israélien Neta­nyahou qui est en cam­pagne élec­torale cherche à obtenir l’union sacrée des Israé­liens autour d’une poli­tique d’extrême droite et d’expansion colo­niale. Par ailleurs, l’adhésion de la Palestine à l’ONU se précise, malgré l’attentisme des pays occi­dentaux dont la France. Le gou­ver­nement israélien tente de faire échouer cette pos­si­bilité qui per­met­trait aux Pales­ti­niens de recourir aux juri­dic­tions internationales.
Nous appelons le gouvernement fran­çais à s’élever avec force contre ces agis­se­ments cri­minels, à imposer à Israël l’arrêt de cette opération militaire et la levée immédiate du blocus de Gaza, puis à se prononcer pour la reconnaissance de l'Etat palestinien par l'ONU.


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Dimanche 21 octobre 2012 7 21 /10 /Oct /2012 17:52
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A quand le prix Nobel du pillage des peuples ?

« Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l'Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité »

a déclamé François Hollande, en Afrique, à l'occasion du sommet de la francophonie. Il a ainsi tenu à se démarquer, du moins verbalement, des propos les plus réactionnaires, paternalistes, méprisants et racistes de Sarkozy. Mais que François Hollande prenne la pose du défenseur des droits de l'Homme en Afrique est tout aussi convaincant que le fait que le prix Nobel de la paix ait été décerné à l'Union européenne. Il y a là une hypocrisie dont les classes dominantes et les chefs d’État ont l'habitude pour masquer les ravages de leur politique derrière de grandes phrases sur la démocratie ou la paix.

Hollande, défenseur des droits de la bourgeoisie française

Ce ne sont pas les droits de l'homme qu'est allé défendre Hollande à Kinshasa, pas plus que l'amour de la langue française mais bien les intérêts des classes dominantes françaises sur ce continent qu'elles ont pillé et opprimé durant des décennies de colonialisme puis par le biais de la présence des multinationales industrielles, commerciales et financières : Areva, Total, Bouygues, Bolloré...

Ce sont ces multinationales qui perpétuent l’exploitation d'une population dont la majorité est condamnée au chômage et pour laquelle gagner 100 ou 150 euros apparaît comme un privilège. L’État français, en continuant d'imposer le franc CFA participe directement à cette exploitation en gardant les moyens de gérer la politique monétaire des pays africains qui utilisent cette monnaie. Et quand Hollande parle du devoir de la France d’accompagner l’Afrique dans les secteurs d’avenir comme l’agroalimentaire, les télécommunications et les services financiers, il pense à aider les entreprises françaises là où elles rencontrent une forte concurrence…

Leur paix, la perpétuation de leur domination

Et le respect des droits des peuples affiché par Hollande ne va pas jusqu'à retirer les troupes françaises qui sont stationnées en Afrique en particulier en Côte d’Ivoire en soutien à un gouvernement qui, non seulement, garantit l’impunité aux criminels de guerre de son camp, mais les nomme comme préfets de région ! Quant au Mali, depuis le début de la crise, le gouvernement français prétend parler et agir au nom des Africains pour mener une politique va-t-en-guerre en imposant ses choix au peuple malien et aux pays de l’Afrique de l’Ouest.

Pour Hollande, pour l’État français comme pour l'Union européenne, la paix ce n'est pas la coopération et l'entente entre les peuples mais la perpétuation de leur domination qui leur donne le droit de piller les richesses des peuples, comme ils exploitent ici la classe ouvrière.

La démocratie, les droits de l'homme, la paix ne pourront triompher que si les opprimés, les exploités d'Afrique, d'Europe ou d'ailleurs en font leur affaire.

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Jeudi 5 juillet 2012 4 05 /07 /Juil /2012 08:07
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1. Syriza, référence politique d'un peuple en lutte
Le gouvernement de Samaras est confronté à un peuple qui a voté majoritairement contre le mémorandum de la Troika. Dans la Grande Athenes, où vit la moitié des grecs, et au sein de la population qui travaille, Syriza est le parti qui a obtenu le plus de votes et la gauche est largement majoritaire. Le nouveau gouvernement est faible et va appliquer une politique d'austérité. Aucun changement qui pourrait éviter le désastre ne sortira de la négociation avec Merkel. La gauche doit arriver rapidement au pouvoir. Seul Syriza a une proposition unitaire et un programme de rupture pour arriver au gouvernement.

 

2. Pas de demi-mesures dans l'époque des créanciers.
Après avoir repoussé la rupture avec le mémorandum, le parti Gauche Démocratique (Dimar) appuie maintenant le gouvernement de la troika. Dimar -écrivait Rui Tavares* en avril-, "c'est comme si au Portugal l'aile gauche du PS s'alliait avec l'aile la plus ouverte du Bloc de Gauche". Mais ni les bloquistes dont rêve Tavares, ni l'aile gauche du PS, ne méritent une telle injure.
Dimar a simplement été un instrument pour réabsorber une partie de la base perdue du PASOK en faveur du bloc pro austérité. Il va s'épuiser rapidement dans ce rôle. Et il arrivera la même chose à tout projet qui jouerait la carte de l'ambigüité sur le mémorandum de la Troika, car c'est la grande frontière politique qui traverse les pays sous intervention extérieure.
 
3. L'alternance : dernier des survivants ?
L'ascencion rapide de Syriza démontre l'absence d'alternative au sein de ceux qui appuient le mémorandum. En Grèce, cette prise de conscience a été accélérée par la présence du PASOK et de la Nouvelle Démocratie dans le même gouvernement qui a succédé à Papandréou. Après le 17 juin, PASOK et Dimar ont finalement choisi l'appui parlementaire au gouvernement de Samaras, même sans maroquin gouvernemental.
On le comprend. L'Establishment grec veut se recomposer après la grande peur électorale. Il vaut mieux une majorité pro-Troika au sein de laquelle les critiques pour une "austérité intelligente" puissent exister, qu'un gouvernement d'union nationale qui brulerait tout le monde en même temps. Un pouvoir faible, dans un pays dans une situation catastrophique, doit sauver le mécanisme de l'alternance afin de réduire l'espace de l'alternative. Reste à savoir si, même avec l'appui du PASOK et de Dimar, ce plan peut arriver à temps.

 

4. Plus jamais de nouveaux sauvetages.
L'effondrement du système politique grec a donné une leçon à ceux qui ont conduit aux macabres expériences du laboratoire grec : les plans de la Troika ne doivent pas montrer à la population leur propre inefficacité face aux objectifs proclamés.
Dans le cas portugais, face à l'échec total de l'évolution des recettes fiscales et du déficit, le plan de la Troika et du gouvernement est ... un deuxième assaut. Mais la même brutalité que celle appliquée en Grèce par la thérapie du choc sera menée de façon plus sophistiquée afin de contenir les dommages politiques. Les mesures les plus violentes seront introduites dans le budget de l'Etat et ne seront pas présentées comme des impositions de la Troika ou comme contreparties d'un plan de sauvetage. L'argent du prêt viendra après, sans être associé à l'aggravation de l'austérité. Ce sera alors une "marque de confiance" et une récompense pour les "succès" de ce pays qui "n'est pas la Grèce".

 

5. Attention aux "néo nazis"
Dans un article publié dans Publico dimancher dernier, Jorge Almeida Fernandes a tenté de minimiser les 7% du parti néo nazi. Pour lui, qualifier Aube Dorée de nazi serait un "abus historique" équivalent aux banalisations de ceux qui sont toujours disposer à trouver un nouveal Hitler dans n'importe quel pays de l'axe du mal. En Grèce, plutôt que "le patron idéologique du nazisme-racisme biologique, antisémite, anti-pluralisme-", le crime d'Aube Dorée serait "l'eurosceptiscisme et l'hostilité à l'euro"... et ce n'est pas du nazisme.
Les lecteurs de esquerda.net connaissent les caractéristiques de ce mouvement et sa campagne électorale, faite avec le sang des immigrés. Les prochains mois, montreront, malgré la suprise feinte de JAF, la fonction réelle des nazis grecs. Sera alors mis à jour leur coût en vie (et pas seulement celles des immigrés comme prévient Brecht), et leur proximité avec l'appareil répressif du gouvernement ("européiste" et "pro-euro") dans la lutte contre la gauche, entre autres traits typiques du fascisme en ascension.
Aube Dorée est une milice nazie formée de hooligans et de gangsters des cités. Il n'ont pas un million de membres, mais ils ont un demi million de voix et une société en désintégration devant eux. Le résultat n'est pas connu d'avance, mais ce qui existe déjà devrait suffir à éviter des interprétations hasardeuses.

 

Jorge Costa est journaliste et dirigeant du Bloc de Gauche du Portugal

- Article paru dans la revue Viento Sur : http://vientosur.info/spip/spip.php?article6883
- Traduit du castillan (Adrián Sánchez pour anticapitalistas.org) par Sébastien Ville pour gauche-anticapitaliste.org

- Note du traducteur (Adrian Sanchez) :

*Rui Tavares (Lisbonne, 1972) est historien et écrivain portugais, élu député européen indépendant sur les listes du Bloc de Gauche. Il a quitté cette formation en 2011 et s'est inscrit dans le groupe des Verts Européens.

- Crédit photo : DR

Par gauche anticapitaliste - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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