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justice

Vendredi 18 janvier 2013 5 18 /01 /Jan /2013 21:59
- Publié dans : justice

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

Les réacs attaquent...

L’église, l’UMP, le FN, l’ultra-droite et tout ce que la France compte d’intégristes ont

communié dimanche 13 janvier contre le droit au mariage pour tous et toutes. Pour les

grenouilles de bénitiers et autres tenants de l’ordre moral, c’est la manifestation de

l’intolérance et de l’homophobie décomplexées. Pour la droite c’est l’occasion de faire

une démonstration d’opposition au gouvernement alors qu’elle a bien du mal à trouver

des sujets pour se démarquer sur les terrains sociaux et économiques.

Le gouvernement tergiverse

L’accès au mariage et à l’adoption est une mesure de justice autant que d’urgence, pour

mettre fin à des situations parfois dramatiques. Ce sont aujourd’hui 100 000 à 300 000

enfants qui vivent dans des foyers homoparentaux. Des enfants qui ne sont pas moins

« équilibrés » et épanouis que les autres, mais dont les familles n’ont pas d’existence

légale. L’un de leurs parents n’a aucune responsabilité, aucun droit, notamment de garde

en cas de décès du parent « légal ».

Le projet de loi est en dessous du minimum nécessaire : la procréation médicalement

assistée (PMA) pour les lesbiennes a été abandonnée, alors que les femmes hétérosexuelles

y ont accès ; les étrangers et les étrangères ne pourront épouser une personne du même

sexe que si le mariage pour les couples homosexuels existe dans leur pays d’origine...

Avec le mariage pour tous et toutes, le gouvernement se contente d’une mesure minimale,

qui lui permet de se redonner un vernis de gauche. Il compte nous faire oublier à peu

de frais qu’il coupe les budgets des services publics, supprime des dizaines de milliers

d’emplois, laisse faire les licenciements et casse le droit du travail... Qu’il poursuit la

politique d’expulsions de Sarkozy et oublie une autre promesse du PS, le droit de vote

pour les étrangers et les étrangères. Non, l’égalité entre toutes et tous, ce n’est pas pour

tout de suite.

Les reculs du gouvernement ne font qu’encourager et renforcer le camp réactionnaire.

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE POUR L’EGALITE DES DROITS

Des manifestations unitaires sont organisées, le 19 janvier dans différentes villes et

le 27 janvier à Paris, pour exiger l’égalité et refuser de laisser la rue aux fachos et aux

réactionnaires. A quelques jours du vote de la loi, nous devons être le plus nombreuses et

nombreux possible pour peser dans le rapport de force.

Le racisme, le sexisme et l’homophobie sont autant de poisons pour diviser celles et ceux

qui subissent la crise, l’austérité, les attaques patronales. L’égalité des droits est donc une

question de justice sociale autant que de lutte pour l’unité de celles et ceux qui subissent

l’exploitation, l’oppression, les discriminations.

L’opposition de droite choisi le terrain de la haine et de intolérance rien de plus normal.

En face, il y a besoin d’une opposition de gauche qui ne cède rien sur l’égalité totale

des droits concernant non seulement le mariage mais l’adoption, la filiation, la PMA pour

les homosexuelLEs, les droit de vote pour les résidentEs étrangeREs, la régularisation de

touTEs les sans-papiers.

LES REACS NE DOIVENT PAS

FAIRE LA LOI

EGALITE DES DROITS

 

Par NPA82 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 juin 2012 7 17 /06 /Juin /2012 08:48
- Publié dans : justice

 

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec Cécile Duflot lorsqu’elle se positionne pour la dépénalisation du cannabis. Reste à espérer qu’elle ne l’a pas fait seulement avant une élection pour se démarquer du PS, ais que ce combat se poursuivra dans les mois à venir. C’est pour cela qu’une fois de plus, nous participerons au rassemblement du 18 joint, le 18 juin à la Villette à Paris.


Quelques jours avant les législatives, Cecile Duflot, la nouvelle ministre du Logement, a réussi à faire le « buzz », se déclarant « toujours favorable à la dépénalisation du cannabis. Il faut considérer que le cannabis, c’est comme l’alcool et le tabac, même régime : une politique de santé publique et de prévention, notamment vis-à-vis des plus jeunes ». La droite, sans surprise, s’est emparée de la question pour dénoncer le « laxisme » de la gauche. Le PS, qui aurait pu faire preuve d’un peu d’ouverture sur cette question, a aussitôt rappelé son opposition à toute dépénalisation du cannabis. Valls, le nouveau ministre de l’Intérieur, a bien enfilé la tenue de premier flic de France, étant « fermement opposé, au nom même des valeurs de gauche [...], à toute concession dans ce domaine ».
Pourtant, il est évident pour la grande majorité des professionnels de santé que la criminalisation de la simple consommation de cannabis amène dans une impasse. L’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (OEDT) vient de publier une nouvelle étude qui le confirme clairement en comparant la toxicomanie dans 36 pays différents. Alors que la France a les lois les plus répressives, elle est bonne dernière en termes de consommation chez les jeunes de 15-16 ans : 39 % des jeunes français ont déjà consommé du cannabis (chiffre en hausse), 10 % ont déjà essayé une autre drogue et même la consommation de tabac remonte avec 60 % qui ont déjà fumé (68 % pour les filles, 58 % pour les garçons). Si la raison qui justifie la pénalisation du cannabis est la santé des gens, la politique suivie par la France, que souhaite poursuivre Hollande, est totalement contre-productive. On le sait depuis fort longtemps ; rappelons-nous l’expérience américaine, après la Première Guerre mondiale, de prohibition de l’alcool, qui ne fit que favoriser les gangs et Al Capone…


Une interdiction prétexte à ficher
Pourquoi donc un tel acharnement à maintenir une loi absurde en termes de santé, et qui est bafouée quotidiennement par des millions de personnes ? La santé et la lutte contre la toxicomanie ne sont en réalité que des prétextes qui permettent en fait une répression croissante. En 2010,  il y a eu 120 000 interpellations pour consommation de cannabis, 142 000 en 2011 : cela représente le quart des gardes à vue en France (hors infractions routières). En région parisienne, c’est même 40 % de l’activité judiciaire de la police qui est consacrée à la prétendue lutte contre la drogue. Il y a 24 000 poursuites par an pour simple consommation de cannabis alors même que l’OMS considère que l’alcool et le tabac sont des drogues bien plus néfastes pour la santé des populations (2 millions de morts dans le monde par an du simple tabagisme, totalement légal…). Le prétexte du cannabis est donc un moyen puissant pour fliquer, contrôler, ficher, mettre la pression sur des dizaines de milliers de jeunes chaque année, en particulier dans les quartiers populaires, et cibler les populations d’origine immigrée. À la suite des déclarations de Duflot, Georges Moréas, commissaire honoraire de la police, écrivait ainsi dans le Monde à propos de la criminalisation du cannabis : « J’ai donc posé la question à droite à gauche, dans les commissariats, et la réponse quasi unanime repose sur la connaissance de "la" population. En résumé, la loi qui pénalise l’usage des stupéfiants (un an de prison et 3 750 euros d’amende, jusqu’à cinq ans de prison pour certaines professions, comme les policiers) permet d’arrêter et de ficher un maximum de gens, et notamment des jeunes. "C’est le vivier de la délinquance de demain" m’a dit un commissaire. Cela peut paraître cynique, mais c’est le principe même d’un fichier : plus il contient de noms (auteurs, suspects, victimes, plaignants…), plus il est efficace ».
Il y a donc urgence à changer cette situation. En 1981, Mitterand avait « promis » dans ses 110 propositions la dépénalisation du cannabis. Cela n’a jamais été tenu. Il y a fort à parier que Hollande s’inscrive dans cette continuité. Cela illustre son respect du système policier. Légaliser le cannabis ne provoquerait pas la catastrophe annoncée et serait une réelle avancée pour commencer à faire de la prévention et de l’éducation. En effet, le capitalisme ne serait pas ébranlé par la légalisation : la Californie a fait par exemple un choix inverse en développant une économie capitaliste légale de production de cannabis et dépasse maintenant largement le Maroc en production, avec des milliers d’emplois…


Antoine Boulangé

Par Gauche Anticapitaliste - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 08:25
- Publié dans : justice


L’annonce par Taubira de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs est une bonne nouvelle pour l’ensemble de la profession. Il faut aller plus loin en réduisant le nombre de centres fermés.

 

Les professionnels de la justice des mineurs ont accueilli avec soulagement l’annonce par la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs et des peines plancher. Évidemment, la droite est tout de suite montée au créneau, dénonçant ce projet. Les propos très violents tenus à l’encontre de Christiane Taubira ont des relents sexistes et racistes. 
On aurait aimé un soutien plus rapide et plus ferme du gouvernement Ayrault.


Abrogation de la loi Mercier
Symboliquement Christiane Taubira a donné le ton sur la justice des mineurs en annonçant l’abrogation des mesures de la loi Mercier du 10 août 2011. Elle s’est rendue dès le 20 mai à la permanence éducative du tribunal pour enfants de Paris où l’avocat de permanence pour les mineurs déferrés était Pierre Joxe ! Dans un livre récent, écrit à partir de son expérience d’avocat à l’antenne des mineurs du tribunal de Paris, il dénonçait de façon assez virulente l’abandon des réponses éducatives pour les mineurs auteurs de délits. 
Les mineurs délinquants étaient dans le collimateur de Sarkozy qui n’a eu de cesse pendant son quinquennat de casser la justice spécifique des mineurs. 
Création d’établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), création de centres éducatifs fermés (CEF), et suppression des centres d’insertion et des foyers éducatifs ont précédé la création de tribunaux correctionnels pour mineurs. 
Ceux-ci, composés de trois juges dont un juge des enfants, peut juger des mineurs de plus de 16 ans en état de récidive et risquant une peine d’emprisonnement d’au moins trois ans. Ils peuvent juger aussi des majeurs. 


Approche éducative
L’objectif était de diminuer le poids du magistrat spécialisé, le juge des enfants, qui a une approche plus éducative qu’un magistrat non spécialisé. Le résultat escompté était que les mineurs soient condamnés comme des majeurs. 
Le tribunal pour enfant est lui présidé par un juge des enfants, entouré de deux accesseurs choisis au sein de la société civile pour leur connaissance de l’enfance ou de l’adolescence. 
La mise en place de ce nouveau tribunal correctionnel a varié selon les juridictions : soit le choix a été de mettre deux juges des enfants et un juge correctionnel pour contrecarrer l’esprit de cette loi, soit il n’y avait qu’un seul juge des enfants. 
Le SNPES-PJJ/FSU, syndicat majoritaire, avait appelé à la grève le 6 avril contre cette loi et le tout-répressif appliqué à la justice des mineurs. L’Association des magistrats de la jeunesse, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et Pierre Joxe s’étaient joints à la conférence de presse qui avait permis de médiatiser le rejet commun de ce nouveau tribunal correctionnel.
Par ailleurs, de nombreuses lois sécuritaires (lois Perben, Sarkozy) créant de nouveaux délits et durcissant les peines ont touché les mineurs, notamment en accélérant les procédures de comparution (création notamment du jugement à bref délai, qui juge entre quinze jours et un mois après le délit) ne laissant plus de place « au temps éducatif ». Supprimer ce temps éducatif qui permet de mieux appréhender la problématique des adolescents, c’est nier la possibilité à l’adolescent d’évoluer et c’est ne plus le considérer comme un être en devenir.
Déjà au tribunal pour enfants, les mineurs sont de plus en plus condamnés à des peines de prison assorties de sursis et de mesures de probation, parfois dès le premier délit, par des juges pour enfants, sous pression permanente du parquet. Dans cette logique de pression du parquet, on peut imaginer qu’à long terme, les tribunaux correctionnels pour mineurs se seraient rapprochés des chambres correctionnelles de comparution immédiate. Dans cette juridiction expéditive, pour un délit équivalent, les peines prononcées sont en moyenne supérieures d’un tiers à celles rendues dans un tribunal correctionnel classique. 


Mobilisation
Si les professionnels de l’enfance en danger se réjouissent des propos de la ministre de la Justice qui dit vouloir revenir à l’esprit éducatif de l’ordonnance de 1945, et attendent rapidement l’abrogation de la loi Mercier, ils sont opposés à la multiplication des centres fermés contenus dans le projet du Parti socialiste. 
Les récents propos de Manuels Valls sur le rapprochement police/justice concernant la justice des mineurs montrent qu’il faudra se mobiliser pour que l’éducatif, mis en avant aujourd’hui par Christiane Taubira, l’emporte. 


Anne Leclerc

Copyright : Photothèque Rouge/Michel Jameron

Par GA - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 07:59
- Publié dans : justice
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L’abrogation par le Conseil constitutionnel de la loi sur le harcèlement sexuel laisse les femmes sans recours, même si la ministre des Droits des femmes a annoncé un nouveau texte avant l’été.

Engagée sans préavis, la veille du long week-end de l’Ascension, la grève des personnages de la célèbre parade a gâché les festivités du 20e anniversaire de Disneyland Paris. Mickey et tous les autres défilant dans un cortège de grévistes… en soutien à une collègue victime de harcèlement sexuel.

Après l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel, le 4 mai dernier, par le Conseil constitutionnel, en France comme à La Réunion se multiplient rassemblements, dépôts de plainte contre le Conseil constitutionnel pour « trouble à l’ordre public et mise en danger délibérée des femmes », signature de la pétition par milliers pour exiger l’adoption rapide d’une nouvelle loi.

Le Conseil constitutionnel poussera-t-il l’infamie jusqu’à le supprimer du code du travail et rétablir, par là, le droit de cuissage ? Les « sages, avec un S comme sots » évoquant la non-conformité à l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme, pas de la femme, et du citoyen de 1789, vont-ils poursuivre l’injustice par l’abrogation du harcèlement moral ? En clair, ces hommes visent avec détermination la liberté des femmes à disposer de leur corps.


Poursuites annulées

Il n’existe pas d’étude sérieuse et récente sur le harcèlement sexuel et selon la dernière qui date de 1991, prés de 20 % des femmes en étaient victimes ou témoins.

Environ 80 condamnations sont prononcées chaque année, ce qui signifie trois à quatre fois plus de procédures. Mais aujourd’hui, comment les victimes de ce harcèlement peuvent-elles engager des poursuites et qu’en est-il des procédures en cours ? Elles sont toutes annulées et aucune action pénale ne peut être engagée. Cependant une note du parquet de Paris invite les commissariats à recevoir les plaintes déposées qu’une circulaire de la Chancellerie aux parquets permettra de requalifier en violence volontaire, mais cela nécessite une expertise médicale aboutissant à une ITT de plus de huit jours, et conduira à la prescription de nombreuses procédures ; en harcèlement moral effaçant la dimension sexiste, c’est une insulte aux victimes ; en tentative d’agression sexuelle, ce qui est vraiment différent. La circulaire ne préconise pas de requalifier tout simplement, en agression sexuelle. « D’ici quelques semaines, nous ferons un bilan au cas par cas » prévient l’AVFT qui envisage une procédure en responsabilité de l’État, afin de permettre aux victimes d’être indemnisées de leur préjudice moral et financier.

Soutenue par le président de la République, la ministre des Droits des femmes a affirmé qu’un nouveau texte verrait le jour avant l’été. Cette loi préparée avec la ministre de la Justice devrait être soumise dés que le Parlement se réunira. La délégation sénatoriale aux droits des femmes prépare une proposition de loi. Des sénateurs ont déjà fait enregistrer leurs projets de lois…


Mobilisation
Côtés organisations syndicales, lancer comme la CFDT une campagne d’interpellation des employeurs contre le harcèlement sexuel est indispensable mais n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Les communiqués des autres n’apportent pas grand chose à la lutte. À ce jour, seuls la FSU et Solidaires sont engagés aux côtés de l’AVFT, les plus grandes centrales sont absentes.

Pour notre part, le NPA soutient avec toutes les associations, syndicats et partis politiques signataires, le projet de loi de l’AVFT détaillé dans le n°148 de Tout est à nous ! C’est celui-ci qui doit être soumis au Parlement. C’est celui que les porte-parole de la mobilisation vont présenter à la ministre qui les a reçues cette semaine.

Pour cela, la mobilisation va s’amplifier dans les jours qui viennent. Interpellation de tous les candidatEs aux élections législatives, de nos organisations syndicales respectives pour qu’elles s’engagent au côté de l’AVFT, plaintes contre le Conseil constitutionnel, faire signer la pétition et se préparer à aller dans la rue, parce que c’est là que ça se passe, aussi !



Pour plus d’infos avft.org

Par NPA - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 09:21
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 Communiqué de presse du 29/03/2012


Jeudi 29 mars, le tribunal de police de Castelsarrasin a relaxé EDF dans l’affaire du déversement d’effluents radioactifs qui avait eu lieu en janvier 2010, au centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Golfech. Le Réseau “Sortir du nucléaire“, partie civile à l’audience, a décidé de faire appel.

Située entre Agen et Toulouse, la centrale nucléaire de Golfech est implantée en bordure de la Garonne, à environ 40 km à l'ouest de Montauban. Elle est constituée de deux réacteurs à eau sous pression et est exploitée par Électricité de France (EDF).

En janvier 2010, 450 litres d’effluents radioactifs provenant de la centrale, selon une auto-estimation d'EDF, ont été accidentellement déversés dans le milieu naturel à la suite d’une succession d’incidents techniques. Cet écoulement avait révélé, plus tard, la présence de tritium dans la nappe phréatique située sous la centrale. Malgré l’absence d’analyses pratiquées en ce sens, il est possible d’affirmer, au regard de ce qui est produit au sein d’un réacteur, qu’il y avait très certainement d’autres radioéléments présents.

Face à cette atteinte grave à l’environnement et aux risques pouvant peser sur la santé des riverains et des travailleurs, le Réseau “Sortir du nucléaire“, FNE Midi-Pyrénées et les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, soutenus par de nombreuses associations locales, ont déposé plainte en novembre 2010. Le Parquet n’ayant pas engagé de poursuites, EDF a été citée directement devant les juridictions pénales.

L’audience en première instance s’est tenue le jeudi 26 janvier 2012, au tribunal de police de Castelsarrasin. Le Parquet a retenu deux infractions et a requis une amende de 1 000 euros pour chacune d’entre elles. L’affaire a été mise en délibéré et le verdict a été rendu le 29 mars 2012. Le tribunal de police a décidé de relaxer EDF.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ conteste cette décision qui va à l’encontre des réquisitions du Parquet. Il a donc décidé de faire appel.

Pour en savoir plus : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Golfech-EDF-S-A-hors-la-loi
Par SDN - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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