Le blog du NPA82

31 mars : fin de l’accueil hivernal

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C’est comme le printemps, ça revient tous les ans à la même date.

 

Passé le 31 mars, il n’y aura plus de besoin en hébergement d’urgence car, avec les beaux jours, c’est bien connu, tous les problèmes sont réglés. Ou bien peut-être, « la misère est moins pénible au soleil ».

 

Donc, comme chaque année, les dispositifs de renforcement d’hébergement d’urgence mis en place pour l’hiver, prendront fin le 31 mars même si les associations concernées tirent à n’en plus finir et depuis plusieurs années les sonnettes d’alarme. Pourtant, été comme hiver, vivre dans la rue a de lourdes conséquences sur la santé physique et mentale. A partir du 1ier avril, des personnes isolées mais aussi des familles avec de jeunes enfants vont se retrouver à la rue. Les plus touchés sont, bien entendu, les étrangers sans papier. Il s’agit là d’une situation de discrimination intolérable pour des personnes qui devraient avoir droit, comme tout un chacun, à l’accès à un logement durable.

 

Sur le Tarn & Garonne le dispositif d’hébergement d’urgence est saturé, comme il l’est, en règle générale, sur l’ensemble du territoire. Avec la disparition des 11 places de l’accueil hivernal la situation va devenir encore plus critique. Plusieurs usagers notamment les personnes seules vont devoir se débrouiller par leurs propres moyens et la loi sur le logement opposable ne résout rien du tout.

 

Au-delà du retour dans la rue d’un certain nombre de personnes, il faut aussi s’indigner sur le devenir des salariés travaillant sur l’accueil hivernal. Les enveloppes budgétaires très réduites des associations gérant ce dispositif ne permettront pas le maintien dans l’emploi de ces salariés. Ceux-ci ne sont, encore une fois, considérés  que comme des variables d’ajustement. A la précarité des uns on ajoute la précarité des autres

 

La mise à la rue des uns et le licenciement des autres sont 2 bonnes raisons de manifester notre désaccord en participant au rassemblement organisé le 31 mars à 18H devant la préfecture. M.A

 

 

 Voir aussi notre dossier sur le droit au logement

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