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Gaz de schiste - Une première preuve de la contamination

Une première preuve scientifique de contamination des eaux souterraines par le méthane libéré par la fracturation hydraulique vient d'être apportée aux États-Unis dans une étude rapportée dans le journal de l'Académie des sciences des États-Unis.

L'étude en question, signée par Robert Jackson de l'Université Duke, de la Caroline du Nord, a découvert des traces de méthane provenant de la fracturation hydraulique dans 51 des 60 puits d'eau potable analysés, soit dans 85 % des cas analysés.

Selon l'étude, les concentrations de méthane étaient 17 fois plus élevées (19 mg de CH4) dans les puits situés à proximité de puits actifs que dans les régions sans opérations du genre. Les concentrations à proximité des puits en activité se situaient entre 10 et 28 mg de méthane. La valeur maximale observée atteignait 68 mg de CH4, ce qui était si élevé, note l'étude qu'elle posait un risque d'explosion.

Les observations des chercheurs ont toutes été faites en Pennsylvanie. Les chercheurs ont établi qu'il s'agissait de méthane provenant des shales de Marcellus et d'Utica à partir de la signature isotopique de cette molécule. Leur étude a été publiée alors que doit prendre fin le moratoire dans l'État de New York, ce qui risque d'y relancer le débat.

 

Louis-Gilles Francoeur 

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