Le blog du NPA82

Golfech : le déclenchement "intempestif" d'une alarme affole la population

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«La sirène a sonné pendant un quart d’heure. Cela a suffi pour déclencher un début d’affolement dans la population», : 20h36  lundi 2 mai, le déclenchement intempestif de la sirène d’alerte de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et Garonne), a provoqué un début de panique dans la population (950 habitants) de la commune.

Au lieu de se calfeutrer chez eux, les habitants sont sortis en masse dans les rues du village pour voir ce qui se passait. A l’arrivée plus de peur que de mal hormis le coup de tocsin d’Alexis Calafat le maire de Golfech qui pointe «l’extrême sensibilité» de ses administrés depuis la catastrophe de Fukushima.
«Ils ont eu trés peur. Contrairement à ce qu’il est préconisé en cas d'alerte la majorité des gens sont sortis de chez eux », a-t-il indiqué ce mardi à LibeToulouse.


«J’ai appelé immédiatement la centrale. Quelqu’un de la surveillance m’a alors expliqué qu’il s’agissait du déclenchement intempestif d’une alarme», ajoute le maire de Golfech. Dans la demi-heure suivante, nous avons relayé l’information auprès de l’ensemble de la population grâce au système téléphonique d’alerte prévu en cas d’accident ».

 

Du côté de la centrale, les responsables disent comprendre «le vif émoi de la population». Ils précisent avoir rapidement prévenu les maires des environs et la préfecture, et mis à jour dès 21h00 les informations sur le numéro vert de la centrale et sur son site internet.

 

Alexis Calafat insiste sur la hausse du taux d’inquiétude chez ses administrés. Ces derniers l’ont appelé en masse à son domicile. Une réaction perçue comme l’un des effets collatéraux de la catastrophe nucléaire survenu au Japon : «depuis Fukushima, dés qu’il ya quelque chose qui semble anormal du coté de la centrale, les gens ont tendance à s’inquiéter, dit-il. Le sujet est devenu très sensible».

«J’ai alerté le Préfet et les responsables de la centrale sur cette inquiétude», ajoute l’élu qui est aussi président de la Commission locale d’information de la centrale et membre du Haut comité à la transparence et à la sureté de l’industrie nucléaire, organisme rattaché au Ministère de l’environnement.

Retour d'expérience. Alexis Calafat attend des autorités compétentes qu’elles tirent les lecons Fukushima avec les les élus et les habitants des communes concernées : «J’observe que les japonais ont évacué les populations dans un rayon de 20 km2 autour de la centrale. En France ce périmètre est limité à 10 Km2 (Il s'agit d'un rayon de 10 km autour de la centrale pas de 10 km2). Pourtant, il s’agit du même type d’installations».

 

La centrale nucléaire de Golfech jumelée avec la centrale d’Ohi au Japon est située à 40 km de Montauban et à 90 km de Toulouse. Elle a été mise en service en 1991.Exploitée par Électricité de France (EDF), elle a connu dix incidents depuis sa mise en exploitation. Dont le dernier en date du 9 septembre 2010.(Environ 20 incidents classés sur l'échelle Ines surviennent à la centrale de Golfech tous les ans)

J-M.E pour Libétoulouse

 

Communiqué du NPA.

Société nucléaire, société policière.

16 militant-e-s de Greenpeace ont occupé le mardi 3 mai le chantier EPR de Flamanville pour réclamer son arrêt immédiat ainsi que celui de Penly. Les violences policières dont ils ont été victimes et qui ont fait 4 blessés sont inadmissibles. Elles illustrent bien la collusion entre les pouvoirs publics et l'industrie nucléaire française.


Cette action s’est déroulée alors que Nicolas Sarkozy poursuit sa campagne pro-nucléaire, se rendant à Gravelines pour y clamer sa confiance dans cette industrie qui provoque des ravages humains et environnementaux irrémédiables en ce moment même au Japon. Il continue de refuser un moratoire malgré l'échec cuisant de la simulation d’évacuation ayant eu lieu en janvier dernier sur le site, permettant la prise en charge de seulement 160 personnes sur les 3000 prévues sur un périmètre ridicule de 2 kilomètres autour de la centrale!


Le refus de Greenpeace de participer à la dernière idée "géniale" de Sarkozy, un Grenelle de l'énergie pour compléter la mascarade du Grenelle de l'environnement, n’est peut-être pas étranger à la décision de présenter immédiatement ses militant-e-s devant la justice pour entrave à l’exercice de la liberté de travail, opposition aux travaux d’utilité publique et, mise en danger de la vie d’autrui (celle des forces de l’ordre qui ont dû aller chercher les militants dans les grues du chantier).


Le NPA apporte son soutien à ces militant-e-s et à leur renvendication de sortie du nucléaire. Il y a urgence à abandonner cette production coûteuse et polluante pour plusieurs générations, comme il y a urgence à amorcer une transition énergétique globale permettant de lutter contre le changement climatique.


C'est pourquoi le NPA milite pour une décision de sortie du nucléaire en moins de 10 ans.


Le 4 mai 2011.

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