Le blog du NPA82

Indigènes contre identitaires

Houria Bouteldja à son arrivée, hier, au tribunal./photo DDM, Michel Labonne
Houria Bouteldja à son arrivée, hier, au tribunal./photo DDM, Michel Labonne

Français de souche, souchiens, sous-chiens… c'est un débat étymologique et très politique qui a occupé, hier après-midi le tribunal correctionnel de Toulouse.

 

À la barre, la porte-parole du mouvement des « Indigènes de la République » (PIR), Houria Bouteldja, poursuivie pour insulte raciale par l'association générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (En face d'elle, Bernard Antony, ancien membre du Front national et président de l'Agrif)

 

« Avez-vous conscience que cette expression pouvait être offensante et être entendue comme sous-chiens ? », demande le président du tribunal. « Ce n'est pas un jeu de mot et je n'ai voulu insulter personne se défend Houria Bouteldja. Ce n'est pas mon registre. C'est un néologisme pour dire la réalité d'une société qui se dit universelle et qui discrimine en fonction des origines ».

Bernard Antony éructe : « Elle ment, elle bluffe, elle veut blesser », sans vraiment arriver à définir le Français de souche, comme lui demande le président Roussel.

 

Le procureur, lui, n'a pas requis de peine préférant s'en remettre à la sagesse du tribunal. Délibéré le 25 janvier.

 

Lu sur la Dépêche.fr

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